Secrétaire de Jean-Pierre Thorel à la Fédération des travailleurs de la métallurgie et de l'horlogerie (FTMH) de 1971 à 1983, elle en vient à s'occuper de l'action vis à vis des travailleuses au sein du syndicat. Elle s'attèle à la question du travail et de la grossesse et édite une brochure publiée par le syndicat. Elle est également à l'origine de la Commission femmes de la FTMH. En 1973, le syndicat démarre un travail d'enquête sur les conditions de travail des femmes dans l'horlogerie (voir FTMH, Tribune syndicale féminine de novembre/décembre 1973). Cette enquête débouche sur une récolte de témoignage organisée par Gilda Stähli-Kyburz. Le tout sera publié en 1979 aux éditions Grounauer sous le titre Le travail des femmes dans l'horlogerie genevoise. Elle défend des femmes pendant toutes cette période (2 fois au Prud'homme).
Après son départ de la FTMH en 1983, après avoir donné naissance à une fille, elle s'implique dans l'association APAG, puis travaille à l'EMS Fort-Barreau jusqu'à sa retraite.
Le CRAC est issu du mouvement de mai 68 et des mouvements de quartiers. Plus particulièrement, c'est l'occupation de la maison du Prieuré aux Pâquis par le Groupe d'Habitants des Pâquis (GHP) qui préfigure l'organisation et les activités du CRAC. La répression de la maison du Prieuré par la police a mené une partie de ses animateur.icexs à se déplacer dans le quartier de la Jonction. Ils.elles louent et gèrent l'immeuble du 7 Boulevard Carl-Vogt à partir de 1975 et jusqu'à aujourd'hui. L'ouverture du lieu communautaire se fait avec différents groupes proches de l'Eglise protestante (Perfor, Magasins du Monde, Intercom, au Bistr).