Organisation basée à Genève active en tout cas en 1973. Semble participer notamment aux luttes pour la libération des pays de l'Indochine et contre le régime bolivien, via la participation à l'organisation de manifestation et l'interpellation des autorités publiques.
L'ancienne Usine genevoise de dégrossissage d'or (UGDO) est obtenue en 1989 par l'association État d'urgences, par le truchement de la Ville de Genève. L'association Usine, faitière des associations et collectifs usagers des lieux, est fondée en 1998 pour remplacer l'association État d'urgences.
Rassemblement de jeunes chrétiens qui semble débuter formellement en mai 1970 (même si des PVs de réunions d'un "groupe de chrétiens" encore sans nom datent de 1969) avec l'occupation de l'église du Sacré-Coeur à Genève, en protestation contre l'initiative Schwarzenbach et en solidarité avec les travailleurs immigrés. Le groupe semble utiliser pour la première fois l'appellation "Chrétiens du mouvement" avec l'envoi de deux lettres, en octobre 1970 puis en décembre 1970, aux évêques de Suisse, en leur demandant de prendre position, d'abord sur le procès de Burgos de seize nationalistes Basques (dont plusieurs prêtres), puis sur l'expulsions de Brésiliens hors de Suisse.
Le groupe fonde alors une assemblée et un comité permanent, avec pour objectifs une analyse de l'église, le développement de la conscience politique des chrétiens et une vie de foi en communauté, ceci notamment via la diffusion d'information et de tracts, de publications dans la presse, de la rédaction d'un dossier sur le pouvoir dans l'église, et de diverses actions.
En 1971, le groupe occupe l'église du Lignon pour protester contre une église qui "étale son luxe avec insolence" face à la crise du logement et à la pauvreté (un baraquement de saisonniers se trouve notamment à 500m de l'église du Lignon). Le groupe exige que l'Eglise Catholique publie ses comptes de façon transparente, et appelle à la re-création de petites communautés chrétiennes qui renoncent aux "privilèges de riches".
Le groupe est également en contact avec diverses organisations chrétiennes solidaires à l'international.
Groupe de jeunes, au départ tous mineurs. Le groupe se fonde avec l'écriture du tract « Appel à tous les mineurs », qui appelle les jeunes à remettre en question le système scolaire qui les prépare à une routine "boulot dodo", et cherche à mieux leur faire connaître les milieux alternatifs. Publie le journal Niark niark. Réunit une quarantaine de membres en 1995.
Le groupe se définit comme "contestataire", "pas de droite", et comme "presque tous anarco-communistes". Il prône une culture du dialogue organique, en opposition au formalisme qu'il reproche au Parlement des Jeunes.
Fondée en 1977 au Nicaragua sous le nom Asociación de Mujeres ante la Problemática Nacional (AMPRONAC), l'association fait partie du réseau révolutionnaire du Frente Sandinista de Liberación Nacional (FSLN). Après la chute du dictateur nicaraguayen Somoza en 1979, l'association prend le nom de Asociación de Mujeres Nicaragüenses Luisa Amanda Espinoza (AMNLAE), en hommage à la militante du FSLN Luisa Amanda Espinoza, la première femme à être tombée au combat dans la lutte contre le dictateur. L'association reste très liée au FSLN, comme en témoigne son dicton: "No hay revolución sin emancipación de la mujer: no hay emancipación sin revolución".
L'AMNLAE est une des premières grandes organisation de femmes en Amérique Latine, et elle est à l'initiative de plusieurs lois améliorant la conditions des femmes nicaraguayenne dès le début des années 1980. Elle a dénombré à son actif plus de 100'000 membres, des antennes dans plusieurs régions, et des dizaines de "maisons des femmes".