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Notice d'autorité
Collectivité · 2001-

Le collectif vaudois de soutien aux sans-papiers se constitue le 6 septembre 2001. Il lutte pour l'arrêt des renvois et la régularisation des situations de séjours des sans-papiers sur le Canton de Vaud, ainsi que contre la législation discriminatoire envers les étrangers, notamment contre la loi sur les étrangers (LEtr).

CCSI/SOS Racisme Fribourg
Collectivité · 1985-

L'antenne fribourgeoise de SOS Racisme est fondée en mai 1985 et constitue la première antenne suisse du réseau SOS Racisme. En 1991, SOS Racisme Fribourg fusionne avec le CCSI Fribourg. Cette fusion s'opère à la fois selon des raisons idéologiques (les deux associations luttent contre la politique des trois cercles) et pratiques (les membres des deux associations sont proches, elles occupent les mêmes locaux). Elle devient CCSI/SOS Racisme Fribourg.

SOS Racisme Fribourg est à l'origine de La Lettre de SOS Racisme, et le CCSI du journal Carrefour. Dès 1994, les deux journaux sont fusionnés sous le nom La Lettre de SOS Racisme/Carrefour, puis uniquement Carrefour, qui se constitue en association indépendante en 1999 avant d'être dissoute en 2004.

Carrefour
Collectivité · 1995-2004

L'association est constituée en 1995 sous le nom Association éditrice de «Lettre de SOS Racisme/Carrefour», puis désignée sous le nom Association CARREFOUR. Elle est en charge de produire le journal Lettre de SOS Racisme/Carrefour, résultat entre la fusion de la Lettre de SOS Racisme édité par SOS Racisme Fribourg et du journal Carrefour édité par le CCSI Fribourg, après la fusion des deux associations.

Le journal paraît comme supplément au Courrier, et est constitué de contributions d'ACOR SOS Racisme ainsi que des CCSI Fribourg, Genève et Vaud.

L'association est dissoute en décembre 2004.

ACOR SOS Racisme
Collectivité · 1995-[2011]

L’Association romande contre le racisme SOS Racisme (ACOR SOS Racisme) est fondée le 25 septembre 1995, suite à la votation en faveur de l’introduction de l’article 261bis contre les discriminations raciales dans le code pénal et à la ratification par la Suisse de la Convention internationale de l’ONU de 1965 pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD). Elle se présente comme un projet pilote de prévention du racisme lancé par le comité roman «OUI à la loi contre le racisme», transformé en «Comité romand du Forum suisse contre le racisme» après la votation. Elle émane de la collaboration entre quatre organismes : les Centres sociaux protestants, les Centres de Contact Suisse-Immigré, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et le Forum suisse contre le racisme (surtout actif en Suisse-allemande).

ACOR SOS Racisme s’inscrit ainsi dans la continuité des antennes suisses de SOS Racisme, dont la première remonte à la fondation de SOS Racisme Fribourg en 1985. Dans la foulée, des groupes vaudois et genevois se créent, une coordination nationale est mise en place en 1988, et un groupe bernois est mentionné en 1991. Le mouvement semble ensuite rapidement s’essouffler, et les bureaux cantonaux semblent disparaître hormis pour le groupe fribourgeois, qui fusionne en 1991 avec le Centre de Contact Suisse-Immigrés (CCSI) Fribourg et devient le CCSI/SOS Racisme Fribourg. ACOR devient donc de facto l’antenne romande de SOS Racisme, et représente la Suisse dans la Fédération internationale de SOS Racisme. Karl Grünberg, collaborateur du CSP et déjà actif dès les débuts des activités de SOS Racisme Fribourg, sera le secrétaire général d’ACOR pendant toute la durée de l’association.

Les buts d’ACOR sont de lutter et prévenir toutes les formes de discrimination raciale, et de veiller à l’application effective de la CERD en Suisse. Elle opère principalement au moyen de l’animation d’une ligne téléphonique antiraciste gratuite (155 SOS Racisme, puis 0800 SOS Racisme), tenue par des permanent-es de l’association et par des bénévoles. La consultation propose écoute et information, et le cas échéant, un suivi sous forme de conseils juridiques ou d’actions de médiation. Tous les appels sont enregistrés dans des fiches de cas et d’éventuels dossiers de suivi, qui constituent une large partie du fonds d’archive. L’association utilise également ces données pour constituer un observatoire du racisme, et produit plusieurs rapports statistiques. La ligne connaît un succès croissant, et enregistre plusieurs centaines de cas par année au début des années 2000.

Les autres activités de l’association consistent en des actions de sensibilisation et de formation (notamment à travers des projections des trois documentaires sur le mouvement Skin du réalisateur suisse Daniel Schweizer), la participation au débat public et à plusieurs campagnes politiques, notamment contre l’initiative dite «des 18 %» et contre la loi sur les étrangers (LEtr) et l’interpellation des autorités publiques sur des questions de politique migratoire, de violences policières et de contrôle au faciès. Elle documente également le racisme en Suisse romande au moyen de revues de presse conséquentes des principaux journaux romands. Elle effectue enfin plusieurs publications de livres et de brochure, principalement sur la question du racisme d’État, publiées de façon indépendante par la maison d’édition Cora, fondée par l’association.

L’association publie un «Bulletin d’information de l’ACOR», renommé en 2002 «La lettre de SOS Racisme». Elle reprend ainsi à son compte le nom du journal lancé en 1985 ou 1986 par SOS Racisme Fribourg, auquel collaborent alors les diverses antennes cantonales de SOS Racisme. En 1994, cette première mouture de la Lettre fusionne avec «Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés» et devient « La lettre de SOS Racisme / Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés», puis redevient simplement Carrefour, mais reste le fruit d’une collaboration entre les CCSI, le CCSI/SOS Racisme Fribourg et ACOR par le biais d’une association éditrice propre jusqu’à la dissolution de celle-ci en 2004. La lettre de SOS Racisme éditée par ACOR perdure, elle, jusqu’à 2006.

ACOR possède un bureau à Lausanne et un bureau à Genève (mis à disposition par le CSP, qui subventionne par ailleurs le poste de secrétaire général). L’association semble employer jusqu’à 6 salarié-es, pour un maximum de 3 ETP environ, et enregistre plusieurs centaines de membres et dizaines de bénévoles. Elle est financées principalement par les cotisation de ses membres, par la loterie romande, ainsi que par des subventions fédérales et cantonales. À partir de 2007, elle perd progressivement ses subventions : ses bailleurs de fonds évoquent notamment un manque de diversité des prestations de l’association et le soupçon de dysfonctionnements internes. Les salarié-es sont licencié-es et la ligne antiraciste coupée en 2008. Quelques documents témoignent encore d’une activité bénévole jusqu’à 2011 environ, notamment des participations à des manifestations.

En 2011 est fondé le Centre d’écoute contre le Racisme (CEC-R), une ligne téléphonique antiraciste, dont ACOR est membre fondateur (selon le site https://c-ecr.ch/).

IGA Solothurn SOS Racisme
Collectivité · 2000-?

En 2000, à l'instigation d'ACOR SOS Racisme, une branche soleuroise de SOS Racisme est créée, fusionnée avec l'IGA (Interessengemeinschaft für Asylsuchende und Migranten/Groupe d’intérêt pour les requérants d’asile et les migrants). Elle se constitue en association sous le nom IGA Solothurn SOS Racisme. Elle est menée par Françoise Kopf, travailleuse sociale.

L’association se constitue suite au constat que les abus liés à des règlements et des décisions institutionnelles discriminatoires sont particulièrement fréquents et importants dans le canton de Soleure. C’est également pour ACOR l’occasion de créer une antenne suisse-alémanique de sa ligne antiraciste, jusque là circonscrite à la Suisse-romande.

Le 20 février 2001, l’association inaugure sa consultation juridique et sociale. À cette occasion, IGA Solothurn SOS Racisme et ACOR déposent conjointement une «dénonciation de la discrimination systématique et légalisée des personnes à statut juridique précaire, requérants d’asile et admis provisoires», adressée à l’Office des réfugiés du canton de Soleure, avec copie à de nombreuses personnalités publiques.

Schweizer, Daniel
Personne · 24.03.1959-

Réalisateur, auteur et anthropologue genevois, il réalise notamment une série de documentaires sur l'extrême-droite et le mouvement skinheads: Skin or die (1998), Skinhead Attitude (2003), White Terror (2005). Il a également produit plusieurs documentaires ethnographiques sur les peuples de l'Amazonie.
Depuis 2005, il enseigne au département de la HEAD.

Source: Wikipédia.

Dolivo, Jean-Michel
Personne · 15.11.1951-

Avocat et juriste, il a notamment travaillé comme avocat à l'ASLOCA, au Syndicat industrie et bâtiment (SIB) et à UNIA, et a été membre des Juristes Progressites Vaudois.
Membres de SolidaritéS, il est député au Grand Conseil Vaudois de 2007 à 2019.

Grünberg, Karl
Personne

Investi dans la lutte contre le racisme dès les années 80, il est secrétaire général d'ACOR SOS Racisme de 1995 à 2008. Il travaille également pour le CSP et pour le SSP.

Weill-Lévy, Anne
Personne

Conseillère communale à Saint-Légier (les Vert-e-s) et ancienne présidente de la Cour des comptes du Canton de Vaud.