Les groupes ORPER ont été fondés à l'initiative de l'Alliance des sociétés féminines suisses. Ils ont pour objectifs de «1) permettre à des femmes de rencontrer d'autres femmes à propos de leur vie quotidienne; 2) faire s'exprimer, se découvrir, se dire des femmes hors de la présence des hommes; 3) permettre à des femmes de prendre conscience d'elles-mêmes et de se situer dans leur contexte familial et social; 4) élaborer les envies et les désirs réels à propos de la vie professionnelle et sociale et réfléchir aux obstacles qui empêchent leur réalisation; 5) favoriser le démarrage d'une activité.»
Fin années 1980, différents formations issus du mouvement antinucléaire se regroupent sous le nom Sortir du nucléaire afin de soutenir la campagne pour deux initiatives populaires fédérales : « Pour un abandon progressif de l'énergie atomique » et « Halte à la construction de centrales nucléaires (moratoire) ». Le 24 janvier 1989, ce réseau est constitué en association à Lausanne (sortirdunucleaire.ch, 2011). Son but est à la fois d'arrêt du développement nucléaire suisse et de promotion d'alternative, notamment les énergies renouvelables. Dix ans plus tard, deux nouvelles initiatives sont lancées (« Sortir du nucléaire » et « Moratoire plus ») et ensuite rejetées par le corps électoral en 2003. Cependant, l'association n'arrête pas de rassembler plusieurs groupements écologistes (WWF, Greenpeace, Fondation suisse pour l’énergie, Médecins en faveur de l’environnement (MFE), Médecins pour la responsabilité sociale (PSR/IPPNW), Equiterre, ContrAtom, Association pour le développement des énergies renouvelables (ADER), Société suisse pour l’énergie solaire (SSES)), certains partis (Les Verts, Parti socialiste suisse, Parti suisse du travail) ainsi que « de nombreuses autres organisations » (sortirdunucleaire.ch, 2002), tout en renouant en continu ses liens avec les réseaux antinucléaires en Suisse (alliance « Non au nucléaire » publiant le journal L'avenir est renouvelable) et en France (réseau Sortir du nucléaire).
À présent, le siège se trouve à Genève.
L’Association romande contre le racisme SOS Racisme (ACOR SOS Racisme) est fondée le 25 septembre 1995, suite à la votation en faveur de l’introduction de l’article 261bis contre les discriminations raciales dans le code pénal et à la ratification par la Suisse de la Convention internationale de l’ONU de 1965 pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD). Elle se présente comme un projet pilote de prévention du racisme lancé par le comité roman «OUI à la loi contre le racisme», transformé en «Comité romand du Forum suisse contre le racisme» après la votation. Elle émane de la collaboration entre quatre organismes : les Centres sociaux protestants, les Centres de Contact Suisse-Immigré, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et le Forum suisse contre le racisme (surtout actif en Suisse-allemande).
ACOR SOS Racisme s’inscrit ainsi dans la continuité des antennes suisses de SOS Racisme, dont la première remonte à la fondation de SOS Racisme Fribourg en 1985. Dans la foulée, des groupes vaudois et genevois se créent, une coordination nationale est mise en place en 1988, et un groupe bernois est mentionné en 1991. Le mouvement semble ensuite rapidement s’essouffler, et les bureaux cantonaux semblent disparaître hormis pour le groupe fribourgeois, qui fusionne en 1991 avec le Centre de Contact Suisse-Immigrés (CCSI) Fribourg et devient le CCSI/SOS Racisme Fribourg. ACOR devient donc de facto l’antenne romande de SOS Racisme, et représente la Suisse dans la Fédération internationale de SOS Racisme. Karl Grünberg, collaborateur du CSP et déjà actif dès les débuts des activités de SOS Racisme Fribourg, sera le secrétaire général d’ACOR pendant toute la durée de l’association.
Les buts d’ACOR sont de lutter et prévenir toutes les formes de discrimination raciale, et de veiller à l’application effective de la CERD en Suisse. Elle opère principalement au moyen de l’animation d’une ligne téléphonique antiraciste gratuite (155 SOS Racisme, puis 0800 SOS Racisme), tenue par des permanent-es de l’association et par des bénévoles. La consultation propose écoute et information, et le cas échéant, un suivi sous forme de conseils juridiques ou d’actions de médiation. Tous les appels sont enregistrés dans des fiches de cas et d’éventuels dossiers de suivi, qui constituent une large partie du fonds d’archive. L’association utilise également ces données pour constituer un observatoire du racisme, et produit plusieurs rapports statistiques. La ligne connaît un succès croissant, et enregistre plusieurs centaines de cas par année au début des années 2000.
Les autres activités de l’association consistent en des actions de sensibilisation et de formation (notamment à travers des projections des trois documentaires sur le mouvement Skin du réalisateur suisse Daniel Schweizer), la participation au débat public et à plusieurs campagnes politiques, notamment contre l’initiative dite «des 18 %» et contre la loi sur les étrangers (LEtr) et l’interpellation des autorités publiques sur des questions de politique migratoire, de violences policières et de contrôle au faciès. Elle documente également le racisme en Suisse romande au moyen de revues de presse conséquentes des principaux journaux romands. Elle effectue enfin plusieurs publications de livres et de brochure, principalement sur la question du racisme d’État, publiées de façon indépendante par la maison d’édition Cora, fondée par l’association.
L’association publie un «Bulletin d’information de l’ACOR», renommé en 2002 «La lettre de SOS Racisme». Elle reprend ainsi à son compte le nom du journal lancé en 1985 ou 1986 par SOS Racisme Fribourg, auquel collaborent alors les diverses antennes cantonales de SOS Racisme. En 1994, cette première mouture de la Lettre fusionne avec «Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés» et devient « La lettre de SOS Racisme / Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés», puis redevient simplement Carrefour, mais reste le fruit d’une collaboration entre les CCSI, le CCSI/SOS Racisme Fribourg et ACOR par le biais d’une association éditrice propre jusqu’à la dissolution de celle-ci en 2004. La lettre de SOS Racisme éditée par ACOR perdure, elle, jusqu’à 2006.
ACOR possède un bureau à Lausanne et un bureau à Genève (mis à disposition par le CSP, qui subventionne par ailleurs le poste de secrétaire général). L’association semble employer jusqu’à 6 salarié-es, pour un maximum de 3 ETP environ, et enregistre plusieurs centaines de membres et dizaines de bénévoles. Elle est financées principalement par les cotisation de ses membres, par la loterie romande, ainsi que par des subventions fédérales et cantonales. À partir de 2007, elle perd progressivement ses subventions : ses bailleurs de fonds évoquent notamment un manque de diversité des prestations de l’association et le soupçon de dysfonctionnements internes. Les salarié-es sont licencié-es et la ligne antiraciste coupée en 2008. Quelques documents témoignent encore d’une activité bénévole jusqu’à 2011 environ, notamment des participations à des manifestations.
En 2011 est fondé le Centre d’écoute contre le Racisme (CEC-R), une ligne téléphonique antiraciste, dont ACOR est membre fondateur (selon le site https://c-ecr.ch/).