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Notice d'autorité
Action populaire aux Grottes
Collectivité · 1975-

L'association Action populaire aux Grottes (APAG) est une association d'habitant-es qui a lutté contre des projets de destruction et reconstruction dans le quartier genevois des Grottes (situé sur la rive droite, derrière la gare).

Au début des années 1970, les Grottes forment un quartier à part, séparé du centre ville par la gare, peuplé largement de personnes âgées, et composé d'immeubles en mauvais état général. La Ville de Genève annonce son intention de rénover entièrement le quartier, qui semble alors voué à la démolition. La Fondation pour l’aménagement du quartier des Grottes (FAG) est créée, et lance un projet d'urbanisme qui prévoit de le raser entièrement pour le recouvrir d'une plaque de béton sur laquelle serait bâti un nouveau quartier ultra-moderne et ultra-dense.

En réaction, l'APAG est fondée le 18 avril 1975. La pression qu'elle exerce, combinée à un contexte économique défavorable, mène à l'abandon du projet en 1977. Dès 1978, la FAG change alors de stratégie et cible plutôt un certain nombre d'immeubles à démolir. L'APAG s'oppose systématiquement à ces démolitions, et fait appel à des squatteurs pour occuper les appartements vide. En résulte une lutte de plusieurs années entre occupant-es et démolisseurs.

Petit à petit, la FAG change de ligne: au début des années 1980, un point d'information est créé au cœur du quartier, s'ouvrant au dialogue démocratique avec les habitant-es. Plutôt que d'être démolis, une partie des immeubles sera rénovée. Quant à ceux qui seront tout de même démolis, dans le haut du quartier, ils seront remplacés en 1982 par le complexe dit des Schtroumpfs, original et communautaire, loin de l'esprit ultra-moderne des origines du projet de rénovation.

À tire d'elles
Collectivité · ca. 1983

Émission de radio française basée à Renne, produite par une équipe entièrement féminine, consacrée à des thématiques liées à la condition féminine. Elle semble paraître de façon hebdomadaire sur Radio Vilaine. En 1983, une vingtaine d'émissions avaient été produites.

Collectivité · 1848-*

Ancien "Département militaire fédéral", il est renommé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) en 1998. Il a pour charge la gestion de l'armée suisse, la protection de la population (Office fédéral de la protection de la population) et la promotion du sport (Office fédéral du sport).

Collectivité · 1956-*

Le Front national de libération de l'Angola (Frente Nacional de Libertação de Angola, FNLA) est fondé en 1956 dans un contexte de lutte contre la domination coloniale, puis participe au processus de décolonisation. Il joue un rôle marginal dans la guerre civile angolaise, qui oppose le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), marxiste-léniniste, soutenu par Cuba et le Bloc de l'Est, à l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), anti-communiste, soutenue par les USA, l'Afrique du Sud et le Zaïre, à laquelle se rallie le FNLA. Dès 1992, lorsque l'Angola devient un pays multi-parti, il devient un parti politique.

Groupe des luttes internationales (GLI)
746889 · Collectivité · 1970-1971

Le Groupe des luttes internationales (GLI) semble être un groupe révolutionnaire actif en 1970, qui prône une union de l'extrême-gauche romande contre le révisionnisme du PdT, via notamment des manifestations de masse combatives et non-autorisées. Elle est active dans la lutte anti-impérialiste, notamment via une action contre la condamnation à mort de militants du Pays-Basque. Elle produit quelques documents sur la lutte au sein de la métallurgie en Suisse.

100200 · Collectivité · 1978-s.d.

Le Centre d'études et d'information sur le syndicalisme au Brésil est fondé le 6 septembre 1978 à Genève, avec pour but statutaire «l'étude systématique du mouvement syndical brésilien et la diffusion d'information sur l'évolution de ce mouvement». En 1980, ce but est modifié en «l’étude systématique de la réalité syndicale brésilienne et la diffusion d’information, le soutien politique et matériel aux travailleurs en opposition aux structures syndicales».

ACOR SOS Racisme
Collectivité · 1995-[2011]

L’Association romande contre le racisme SOS Racisme (ACOR SOS Racisme) est fondée le 25 septembre 1995, suite à la votation en faveur de l’introduction de l’article 261bis contre les discriminations raciales dans le code pénal et à la ratification par la Suisse de la Convention internationale de l’ONU de 1965 pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD). Elle se présente comme un projet pilote de prévention du racisme lancé par le comité roman «OUI à la loi contre le racisme», transformé en «Comité romand du Forum suisse contre le racisme» après la votation. Elle émane de la collaboration entre quatre organismes : les Centres sociaux protestants, les Centres de Contact Suisse-Immigré, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et le Forum suisse contre le racisme (surtout actif en Suisse-allemande).

ACOR SOS Racisme s’inscrit ainsi dans la continuité des antennes suisses de SOS Racisme, dont la première remonte à la fondation de SOS Racisme Fribourg en 1985. Dans la foulée, des groupes vaudois et genevois se créent, une coordination nationale est mise en place en 1988, et un groupe bernois est mentionné en 1991. Le mouvement semble ensuite rapidement s’essouffler, et les bureaux cantonaux semblent disparaître hormis pour le groupe fribourgeois, qui fusionne en 1991 avec le Centre de Contact Suisse-Immigrés (CCSI) Fribourg et devient le CCSI/SOS Racisme Fribourg. ACOR devient donc de facto l’antenne romande de SOS Racisme, et représente la Suisse dans la Fédération internationale de SOS Racisme. Karl Grünberg, collaborateur du CSP et déjà actif dès les débuts des activités de SOS Racisme Fribourg, sera le secrétaire général d’ACOR pendant toute la durée de l’association.

Les buts d’ACOR sont de lutter et prévenir toutes les formes de discrimination raciale, et de veiller à l’application effective de la CERD en Suisse. Elle opère principalement au moyen de l’animation d’une ligne téléphonique antiraciste gratuite (155 SOS Racisme, puis 0800 SOS Racisme), tenue par des permanent-es de l’association et par des bénévoles. La consultation propose écoute et information, et le cas échéant, un suivi sous forme de conseils juridiques ou d’actions de médiation. Tous les appels sont enregistrés dans des fiches de cas et d’éventuels dossiers de suivi, qui constituent une large partie du fonds d’archive. L’association utilise également ces données pour constituer un observatoire du racisme, et produit plusieurs rapports statistiques. La ligne connaît un succès croissant, et enregistre plusieurs centaines de cas par année au début des années 2000.

Les autres activités de l’association consistent en des actions de sensibilisation et de formation (notamment à travers des projections des trois documentaires sur le mouvement Skin du réalisateur suisse Daniel Schweizer), la participation au débat public et à plusieurs campagnes politiques, notamment contre l’initiative dite «des 18 %» et contre la loi sur les étrangers (LEtr) et l’interpellation des autorités publiques sur des questions de politique migratoire, de violences policières et de contrôle au faciès. Elle documente également le racisme en Suisse romande au moyen de revues de presse conséquentes des principaux journaux romands. Elle effectue enfin plusieurs publications de livres et de brochures, principalement sur la question du racisme d’État, publiées de façon indépendante par la maison d’édition Cora, fondée par l’association.

L’association publie un «Bulletin d’information de l’ACOR», renommé en 2002 «La lettre de SOS Racisme». Elle reprend ainsi à son compte le nom du journal lancé en 1985 ou 1986 par SOS Racisme Fribourg, auquel collaborent alors les diverses antennes cantonales de SOS Racisme. En 1994, cette première mouture de la Lettre fusionne avec «Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés» et devient « La lettre de SOS Racisme / Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés», puis redevient simplement Carrefour, mais reste le fruit d’une collaboration entre les CCSI, le CCSI/SOS Racisme Fribourg et ACOR par le biais d’une association éditrice propre jusqu’à la dissolution de celle-ci en 2004. La lettre de SOS Racisme éditée par ACOR perdure, elle, jusqu’à 2006.

ACOR possède un bureau à Lausanne et un bureau à Genève (mis à disposition par le CSP, qui subventionne par ailleurs le poste de secrétaire général). L’association semble employer jusqu’à 6 salarié-es, pour un maximum de 3 ETP environ, et enregistre plusieurs centaines de membres et dizaines de bénévoles. Elle est financées principalement par les cotisation de ses membres, par la loterie romande, ainsi que par des subventions fédérales et cantonales. À partir de 2007, elle perd progressivement ses subventions : ses bailleurs de fonds évoquent notamment un manque de diversité des prestations de l’association et le soupçon de dysfonctionnements internes. Les salarié-es sont licencié-es et la ligne antiraciste coupée en 2008. Quelques documents témoignent encore d’une activité bénévole jusqu’à 2011 environ, notamment des participations à des manifestations.

En 2011 est fondé le Centre d’écoute contre le Racisme (CEC-R), une ligne téléphonique antiraciste, dont ACOR est membre fondateur (selon le site https://c-ecr.ch/).