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Notice d'autorité
238846 · Collectivité · 1968-*

L'Association de travailleurs émigrés espagnols en Suisse a été une des plus importantes organisations de l'émigration espagnole en Suisse. Née le décembre 1968 comme résultat de deux assemblées réunies à Zurich et Renens (VD), elle avait une structure fédérative étendue à l'ensemble du territoire suisse. En 1975 l'ATEES comptait « diverses centaines [de personnes adhérentes, ainsi que] quarante-deux sections locales [...] et trente organisations adhérentes (centres culturales et récréatives espagnoles, conseils scolaires, associations de parents, groupes de femmes, jeunes et artistes) » (Centro de Documentación de las Migraciones-Fundación 1º de Mayo, Fondo documental de la ATEES: Inventario, Introducción).

Collectivité · 2001-

Le collectif vaudois de soutien aux sans-papiers se constitue le 6 septembre 2001. Il lutte pour l'arrêt des renvois et la régularisation des situations de séjours des sans-papiers sur le Canton de Vaud, ainsi que contre la législation discriminatoire envers les étrangers, notamment contre la loi sur les étrangers (LEtr).

ACOR SOS Racisme
Collectivité · 1995-[2011]

L’Association romande contre le racisme SOS Racisme (ACOR SOS Racisme) est fondée le 25 septembre 1995, suite à la votation en faveur de l’introduction de l’article 261bis contre les discriminations raciales dans le code pénal et à la ratification par la Suisse de la Convention internationale de l’ONU de 1965 pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD). Elle se présente comme un projet pilote de prévention du racisme lancé par le comité roman «OUI à la loi contre le racisme», transformé en «Comité romand du Forum suisse contre le racisme» après la votation. Elle émane de la collaboration entre quatre organismes : les Centres sociaux protestants, les Centres de Contact Suisse-Immigré, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et le Forum suisse contre le racisme (surtout actif en Suisse-allemande).

ACOR SOS Racisme s’inscrit ainsi dans la continuité des antennes suisses de SOS Racisme, dont la première remonte à la fondation de SOS Racisme Fribourg en 1985. Dans la foulée, des groupes vaudois et genevois se créent, une coordination nationale est mise en place en 1988, et un groupe bernois est mentionné en 1991. Le mouvement semble ensuite rapidement s’essouffler, et les bureaux cantonaux semblent disparaître hormis pour le groupe fribourgeois, qui fusionne en 1991 avec le Centre de Contact Suisse-Immigrés (CCSI) Fribourg et devient le CCSI/SOS Racisme Fribourg. ACOR devient donc de facto l’antenne romande de SOS Racisme, et représente la Suisse dans la Fédération internationale de SOS Racisme. Karl Grünberg, collaborateur du CSP et déjà actif dès les débuts des activités de SOS Racisme Fribourg, sera le secrétaire général d’ACOR pendant toute la durée de l’association.

Les buts d’ACOR sont de lutter et prévenir toutes les formes de discrimination raciale, et de veiller à l’application effective de la CERD en Suisse. Elle opère principalement au moyen de l’animation d’une ligne téléphonique antiraciste gratuite (155 SOS Racisme, puis 0800 SOS Racisme), tenue par des permanent-es de l’association et par des bénévoles. La consultation propose écoute et information, et le cas échéant, un suivi sous forme de conseils juridiques ou d’actions de médiation. Tous les appels sont enregistrés dans des fiches de cas et d’éventuels dossiers de suivi, qui constituent une large partie du fonds d’archive. L’association utilise également ces données pour constituer un observatoire du racisme, et produit plusieurs rapports statistiques. La ligne connaît un succès croissant, et enregistre plusieurs centaines de cas par année au début des années 2000.

Les autres activités de l’association consistent en des actions de sensibilisation et de formation (notamment à travers des projections des trois documentaires sur le mouvement Skin du réalisateur suisse Daniel Schweizer), la participation au débat public et à plusieurs campagnes politiques, notamment contre l’initiative dite «des 18 %» et contre la loi sur les étrangers (LEtr) et l’interpellation des autorités publiques sur des questions de politique migratoire, de violences policières et de contrôle au faciès. Elle documente également le racisme en Suisse romande au moyen de revues de presse conséquentes des principaux journaux romands. Elle effectue enfin plusieurs publications de livres et de brochure, principalement sur la question du racisme d’État, publiées de façon indépendante par la maison d’édition Cora, fondée par l’association.

L’association publie un «Bulletin d’information de l’ACOR», renommé en 2002 «La lettre de SOS Racisme». Elle reprend ainsi à son compte le nom du journal lancé en 1985 ou 1986 par SOS Racisme Fribourg, auquel collaborent alors les diverses antennes cantonales de SOS Racisme. En 1994, cette première mouture de la Lettre fusionne avec «Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés» et devient « La lettre de SOS Racisme / Carrefour, journal des Centres de Contact Suisses-Immigrés», puis redevient simplement Carrefour, mais reste le fruit d’une collaboration entre les CCSI, le CCSI/SOS Racisme Fribourg et ACOR par le biais d’une association éditrice propre jusqu’à la dissolution de celle-ci en 2004. La lettre de SOS Racisme éditée par ACOR perdure, elle, jusqu’à 2006.

ACOR possède un bureau à Lausanne et un bureau à Genève (mis à disposition par le CSP, qui subventionne par ailleurs le poste de secrétaire général). L’association semble employer jusqu’à 6 salarié-es, pour un maximum de 3 ETP environ, et enregistre plusieurs centaines de membres et dizaines de bénévoles. Elle est financées principalement par les cotisation de ses membres, par la loterie romande, ainsi que par des subventions fédérales et cantonales. À partir de 2007, elle perd progressivement ses subventions : ses bailleurs de fonds évoquent notamment un manque de diversité des prestations de l’association et le soupçon de dysfonctionnements internes. Les salarié-es sont licencié-es et la ligne antiraciste coupée en 2008. Quelques documents témoignent encore d’une activité bénévole jusqu’à 2011 environ, notamment des participations à des manifestations.

En 2011 est fondé le Centre d’écoute contre le Racisme (CEC-R), une ligne téléphonique antiraciste, dont ACOR est membre fondateur (selon le site https://c-ecr.ch/).

Collectivité · 2003-?

Le Forum des étrangères et étrangers de Lausanne (FEEL) est fondé le 20 janvier 2003 sur recommandation du groupe de travail "Réforme de l'organe consultatif des étrangers de Lausanne" (OCEL) mandaté par la Chambre consultative des étrangers de Lausanne (CCEL, fondée en 1979), avec pour objectifs la valorisation de la contribution des étrangers-ères, la résolution de problématiques particulières aux étrangers-ères et l'amélioration du dialogue entre Suisses et étrangers-ères.

Le besoin de créer un nouvel organe de consultation en plus de la CCEL est expliqué lors de l'assemblée constitutive du FEEL par un changement important de contexte: le passage de 21.5% d'étrangers-ères en Ville de Lausanne en 1975, essentiellement des travailleurs-euses d'Italie, d'Espagne et du Portugal avec une forte tradition syndicale, et peu de requérant-es d'asile, à 36.5% d'étrangers-ères en 2002, dont 11% en situation précaire et beaucoup de requérant-es d'asile, issu-es de toute origine, avec des différences de traitement marquées entre les ressortissant-es de l'Union Européenne et les personnes issues d'autres nations.

Le FEEL est amené à remplacer la CCEL.

Solidarité sans frontière (SOSF)
Collectivité · 2000-

Fondée le 31 mars 2000 à Berne, Solidarité sans frontières est une association qui s'engage pour les droits des migrant-es et des requérant-es d'asile et lutte contre le racisme et les discriminations, et travaille tout particulièrement sur des questions de politique migratoire et d'asile à l'échelle Suisse. Ses activités se concentrent sur la recherche et la documentation ainsi que sur lobby politique. Elle anime également un réseau national et international de personnes et de collectifs engagés sur des thématiques similaires.