Le Groupe des luttes internationales (GLI) semble être un groupe révolutionnaire actif en 1970, qui prône une union de l'extrême-gauche romande contre le révisionnisme du PdT, via notamment des manifestations de masse combatives et non-autorisées. Elle est active dans la lutte anti-impérialiste, notamment via une action contre la condamnation à mort de militants du Pays-Basque. Elle produit quelques documents sur la lutte au sein de la métallurgie en Suisse.
Le Mouvement démocratique des étudiants (MDE) naît à l'Université de Lausanne, puis s'étend à Genève, et ressemble entre 100 et 200 étudiant-es intéressé-es par la politique. Source et plus d'informations: AEHMO, Archives du Mouvement démocratique des étudiants (MDE).
Le Front national de libération de l'Angola (Frente Nacional de Libertação de Angola, FNLA) est fondé en 1956 dans un contexte de lutte contre la domination coloniale, puis participe au processus de décolonisation. Il joue un rôle marginal dans la guerre civile angolaise, qui oppose le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), marxiste-léniniste, soutenu par Cuba et le Bloc de l'Est, à l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), anti-communiste, soutenue par les USA, l'Afrique du Sud et le Zaïre, à laquelle se rallie le FNLA. Dès 1992, lorsque l'Angola devient un pays multi-parti, il devient un parti politique.
Ancien "Département militaire fédéral", il est renommé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) en 1998. Il a pour charge la gestion de l'armée suisse, la protection de la population (Office fédéral de la protection de la population) et la promotion du sport (Office fédéral du sport).
Émission de radio française basée à Renne, produite par une équipe entièrement féminine, consacrée à des thématiques liées à la condition féminine. Elle semble paraître de façon hebdomadaire sur Radio Vilaine. En 1983, une vingtaine d'émissions avaient été produites.
L'association Action populaire aux Grottes (APAG) est une association d'habitant-es qui a lutté contre des projets de destruction et reconstruction dans le quartier genevois des Grottes (situé sur la rive droite, derrière la gare).
Au début des années 1970, les Grottes forment un quartier à part, séparé du centre ville par la gare, peuplé largement de personnes âgées, et composé d'immeubles en mauvais état général. La Ville de Genève annonce son intention de rénover entièrement le quartier, qui semble alors voué à la démolition. La Fondation pour l’aménagement du quartier des Grottes (FAG) est créée, et lance un projet d'urbanisme qui prévoit de le raser entièrement pour le recouvrir d'une plaque de béton sur laquelle serait bâti un nouveau quartier ultra-moderne et ultra-dense.
En réaction, l'APAG est fondée le 18 avril 1975. La pression qu'elle exerce, combinée à un contexte économique défavorable, mène à l'abandon du projet en 1977. Dès 1978, la FAG change alors de stratégie et cible plutôt un certain nombre d'immeubles à démolir. L'APAG s'oppose systématiquement à ces démolitions, et fait appel à des squatteurs pour occuper les appartements vide. En résulte une lutte de plusieurs années entre occupant-es et démolisseurs.
Petit à petit, la FAG change de ligne: au début des années 1980, un point d'information est créé au cœur du quartier, s'ouvrant au dialogue démocratique avec les habitant-es. Plutôt que d'être démolis, une partie des immeubles sera rénovée. Quant à ceux qui seront tout de même démolis, dans le haut du quartier, ils seront remplacés en 1982 par le complexe dit des Schtroumpfs, original et communautaire, loin de l'esprit ultra-moderne des origines du projet de rénovation.