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Notice d'autorité
Collectivité · 1979- ca 1988

Il existe un groupe informel de lesbiennes au sein du MLF genevois, constitué peu après sa fondation. Il est à l'origine de textes internes sur l'homosexualité et le lesbianisme (notamment le texte « Héteros on est navrées de vous gêner ! », 1972), et permet entre autre un travail de politisation de la question lesbienne dans le groupe. Cette organisation séparatiste se confirme peu à peu jusqu'à devenir l'un des multiples groupes internes au MLF, s'appelant tantôt GL (groupe des lesbiennes) ou FHAR-femmes (soulignant les tentatives de rapprochement avec les groupes homosexuels, alors composés majoritairement d'hommes).
L'anti-congrès de 1975, organisé en réponse aux événements officiels portés par le mouvement féministe traditionnel à l'occasion de l'« année de la femme » déclarée par l'ONU, est un moment catalyseur pour les groupes lesbiens de Suisse. Les lesbiennes du MLF genevois jouent un rôle important dans sa tenue au point que l'homosexualité est l'un des thèmes centraux, avec l'avortement.
Cette affirmation progressive au sein du MLF donne finalement naissance, en 1979, à Vanille-Fraise, groupe de lesbiennes politiques. Cette dynamique séparatiste est propre au développement du lesbianisme politique à la fin des années 1970 (l'article fondateur de Monique Wittig « Les lesbiennes ne sont pas des femmes » est publié dans Questions féministes en mai 1980).

ACRADI
Collectivité · 2005-[2006]

Association constituée dans le but d'organiser le Colloque ACRADI les 24 et 25 novembre 2005, à l'occasion des 10 ans des associations ACOR SOS Racisme et Pluriels.

192837 · Collectivité · 1975-ca. 1990

Suite à l'initiative de 1974 du PS et de l'USS pour une meilleure assurance-maladie (qui sera rejetée en votation), un groupe de médecins se rassemble à Zürich sous le nom de Vereinigung Unabhängiger Ärtze der Schweiz (Association des médecins indépendants de Suisse), et crée une plateforme de travail avec pour but de "remettre en question une pratique médicale qui néglige des facteurs pathogènes aussi importants que les conditions de vie et de travail" et de remettre en cause le rôle des associations professionnelles médicales qui "s'occupent presque exclusivement de défendre [les privilèges des médecins]" en "soutenant une politique conservatrice en matière de Santé".

Dans la foulée, un groupe romand est créé, qui regroupe plusieurs groupes cantonaux. Plusieurs formes et échelles de ces associations sont discutées, mais c'est le choix d'associations locales réunies en fédération qui semble privilégié. En 1975 sont donc fondés en association l'Association zurichoise des médecins indépendants, l'Association romande des médecins progressiste, et l'Association genevoise des médecins progressistes.

Le groupe genevois se constitue dès 1975 et se compose de plusieurs groupes de travail, notamment consacrés aux questions de la réforme de l'assurance-maladie, de l'avortement et des médecines alternatives. Il se constitue officiellement en association le 3 décembre 1975. Ses statuts, similaires à ceux de l'association romande, définissent que l'association "réunit les médecins qui veulent supprimer l'inégalité sociale devant la maladie et cherchent à promouvoir une protection de toute la population contre les atteintes à la santé", et qu'elle réalise ses buts en "organisant des études, des conférences et des discussions sur la sécurité sociale et la protection de la santé". Elle lutte par ailleurs pour que la formation des médecins se fasse "en relation étroite avec la pratique médicale et les besoins de la population", et que la population ait accès "à une information compréhensible et étendue à tous les domaines de la santé publique".

L'association semble s'essouffler à la fin des années 1980. En 1990, une tentative de la relancer ne semble pas aboutir.

Collectivité · 1979-*

Fondée le 15 mai 1979, l'Association Transports et Environnement est une "une association des transports et de protection de l’environnement" avec pour but la "la réalisation d’une politique des transports respectant l’homme, l’environnement et le climat" (Statuts). Elle s'engage pour la mobilité douce, propose une assurance voiture et vélo et prend part au débat public et à diverses campagnes politiques liées à la mobilité et à l'environnement. Elle dispose d'une section cantonale dans la plupart des cantons.

CAC Voltaire
Collectivité · 1971-*

Le Centre d’Animation Cinématographique Voltaire, situé dans l’ancien cinéma Roxy à la rue Voltaire 27 est fondé en 1971, et sa programmation débute en 1972 avec un hommage à Michel Simon, en la présence de l'acteur.

En 1977, le CAC Voltaire déménage au Grütli. Il est dirigé par Rui Nogueira et sa femme Nicoletta Zalaffi jusqu’en 2010.

En 2011, le CAC Voltaire est transformé en les Cinémas du Grütli, fondation de droit privé.

KAB
Collectivité

Salle de concert au sein de l'Usine

Dispensaire des femmes
Collectivité · 1978-1987

Le Dispensaire des femmes ouvre ses portes à Genève à la mi-mai 1978, après une longue préparation, à l’initiative de Rina Nissim et de femmes issues du MLF, notamment du groupe « self-help ». Il s'agirait du premier dispensaire professionnel pour femmes en Europe. Inspiré des cliniques féministes et des free clinics américaines, il naît du constat que le corps, notamment médicalisé, est un lieu où s'exprime tout particulièrement l'oppression des femmes, dont le milieu médical traditionnel est donc un vecteur puissant. Il est conçu comme un collectif autogéré réunissant une quinzaine de soignantes (médecins, infirmières, sage-femmes, psychologues, naturopathes, etc.), toutes salariées. Il est installé dans un appartement de neuf pièces au 4, rue du Môle.

Le Dispensaire propose des soins dans le domaine de la gynécologie et de la pédiatrie, notamment : consultations gynécologiques, contraception, tests de grossesse, accompagnement lors de la grossesse, préparation à l’accouchement, accouchement à domicile, pédiatrie pour les jeunes enfants, accompagnement psychologique. Les soins sont remboursés par l’assurance-maladie. Le Dispensaire ne pratique pas d’avortement, mais prodigue conseils et recommandations sur le sujet. Il est par ailleurs un lieu d’information et de prévention.

Le Dispensaire se veut un lieu de soin pour les femmes qui renverse les dynamiques de pouvoir paternalistes du monde de la santé et qui propose un rapport non-stigmatisant à la santé sexuelle. En ce sens, il « démédicalise » au maximum les consultations : pas de blouses blanches, lieu accueillant et atmosphère décontractée, consultation à deux soignantes pour casser la dynamique de pouvoir médecin/patiente, recours à diverses médecines alternatives (phytothérapie, homéopathie, naturopathie, acupuncture…). Il prodigue une «médecine lente» centrée sur le dialogue et l’écoute et met en place une pratique d’auto-examens et d’examens en groupe, qui permet aux femmes d'acquérir un savoir médical et de se réapproprier leur rapport à leur propre corps. Le Dispensaire fonctionne selon un principe de partage de connaissances (au niveau des soignantes comme au niveau des usagères), via la formation continue et des groupes de parole et de réflexion. Il organise régulièrement des assemblées des usagères, pour discuter des problématiques auxquelles il fait face.

Le Dispensaire rencontre un succès immédiat : en 1980, 2000 usagères le fréquentent, et l’équipe se voit obligée de refuser des demandes. Le dispensaire est discuté dans la presse et trouve un écho national et international : l’équipe participe à des congrès, accueille des visites de délégations de divers pays, et inspire des projets similaires à Zürich, à Bâle et à Berne, et à l’international. Malgré cela, il peinera toute son existence à trouver des subventions assurant sa stabilité financière.

Le Dispensaire ferme en 1987 en raison de difficultés financières et de conflits internes. Lui succède le Centre de santé des femmes Rosa Canina, fondé par une partie de l’équipe du Dispensaire.

L'Usine
Collectivité · 1989-*

L'ancienne Usine genevoise de dégrossissage d'or (UGDO) est obtenue en 1989 par l'association État d'urgences, par le truchement de la Ville de Genève. L'association Usine, faitière des associations et collectifs usagers des lieux, est fondée en 1998 pour remplacer l'association État d'urgences.