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Notice d'autorité
Collectivité

Association des employés de la télévision suisse - Section romande

  • 1001
  • Collectivité
  • 1955-1971

En 1955, le personnel de la Télévision refuse l'offre de la VPOD de les représenter. En mars 1957, l'Association des employés de la télévision suisse est fondée. Son responsable est J. Amman. Au même moment, est mis sur pied un Groupement des professionnels de la télévision. En 1961, est constituée la Section romande de l'AETS présidée par Georges Mani (4 ans), puis Jacques Stern (4 ans).
Dès 1962, parution du Bulletin interne de l'AETS romande (réd. resp. Georges Kleinmann, puis Raymond Zumstegg). Un secrétaire central est engagé, il s'agit de Jacques Vittori. Le 8 juin 1962, un premier contrat collectif de travail est obtenu. L'AETS refuse cependant le règlement du personnel proposé par la SSR. 31 mai 1968, signature de la deuxième convention collective entre la SSR d'une part et la FERS et l'AETS d'autre part.
En 1969, les preneurs de son et les monteurs se rendent à Berne pour obtenir des augmentations de salaires. L'action est un succès. Pierre Nicole devient le président de la section romande de l'AETS. 1970: nouveaux statuts qui incluent neuf groupes professionnels regroupant 52 métiers.
Trois juin 1971, dissolution de la section romande de l'AETS.
En 1972, l'AETS devient le Syndicat suisse de la télévision (SST), puis, en 1974, le Syndicat suisse des mass-médias (SSM).
Source: chronologie établie par Paul Rosay et reproduite dans 081_AO_S01, sans indication de la source originale.

Groupe pour une Suisse sans armée (GSSA), Secrétariat romand

  • 1002
  • Collectivité
  • 1982-*

1982 Fondation du GSsA. Le 12 septembre 1982, 120 personnes fondent le Groupe pour une Suisse sans Armée au restaurant « Kreuz » à Soleure, dans le but de lancer une initiative populaire pour abolir l’armée suisse.

1986 Première initative pour l’abolition de l’armée. L’initiative «Pour une Suisse sans armée et une politique globale de paix» est lancée le 21 mars 1985. L’initiative est validée avec 111’300 signatures valables.

1989 Fin de l’armée via les urnes?

En 1988, le Conseil fédéral publie son message sur l’initiative: «La Suisse n’a pas d’armée, elle est une armée», dit-il dans son introduction. La classe politique est quasi-unanime pour rejeter l’initiative. Un peu plus de 35% des votants acceptent l'initiative. La participation est très élevée.

1990 Appel au refus de servir par le GSsA

En 1990, le GSsA lance un appel au refus collectif de servir, suite aux révélations sur l’armée secrète P26 et le service de renseignement clandestin P27. Les objecteurs de conscience devaient affronter les tribunaux en se réclamant d’un mouvement, afin d’obtenir l’introduction d’un service civil. Les tribunaux jugent néanmoins les objecteurs au cas par cas.

En 1992, le parlement décide de l’achat de 34 avions de combat F/A-18. Le GSsA lance une initiative pour une Suisse sans nouveaux avions de combat. En un mois, 503’519 signatures sont récoltées. Au mois de mai, suite à une initiative parlementaire, le principe d’un service civil est largement plébiscité par le peuple. La loi n’entrera en vigueur qu’en 1996, suite à d’âpres discussions parlementaires.

En 1994 a lieu une votation sur la création d’un corps suisses de Casques bleus pour les opérations de maintien de la paix de l’ONU, alors que la Suisse n’en faisait pas partie à l’époque. Le débat est intense au GSsA entre partisans des soldats de la paix et opposants au système onusien aux mains des principales puissances du globe. Finalement, le mot d’ordre du vote blanc est acquis au niveau national et les groupes romands font une campagne pour le non. Au final, le peuple dira non. A cette époque aussi, le GSsA soutient activement dans toutes les régions de l’ex-Yougoslavie les mouvements locaux qui s’opposent à la guerre et qui cherchent à trouver des solutions pacifiques aux conflits qui minent ces pays. Avec le Service Civil International, le GSsA lance un projet de reconstruction de la ville divisée de Pakrac.

En 1996, le GSsA prend l’option du lancement de deux nouvelles initiatives. Le groupe de Genève lance aussi une initiative «Genève, République de paix», pour concrétiser l’image antimilitariste et pacifiste du canton avec des mesures d’éducation à la paix, le soutien à des efforts internationaux pour la paix etc.

La deuxième initiative pour l’abolition de de l'armée et l’initiative pour un service civil en faveur de la paix sont refusées.

Un historique succinct du GSSA par lui-même

Notice de Bernard Degen pour le Dictionnaire Historique Suisse

Mouvement 300 francs 40 heures

  • 100256
  • Collectivité
  • 1973-1974

Le mouvement est préparé par les responsables syndicaux de plusieurs établissements hospitaliers genevois en juillet et août 1973. Il s'agit de la VPOD (Syndicat des services publics), de la FChP/CRT, de l'ASID (Association des infirmières diplômées), de l'ASAG et de l'UCASP. Ces préparatifs sont à l'initiative de la VPOD et font suite au mouvement des médecins de juin 1973.

Les syndicats se regroupent dès septembre sous le nom de Comité d'action unitaire (CAU). L'ASAG quitte le mouvement.

Le 2 octobre 1973, première assemblée générale convoquée par le CAU qui élit une délégation et adopte le principe du débrayage en cas de non satisfaction des exigences.

Le 10 octobre 1973, après une rencontre avec le Conseiller d'Etat Willy Donzé, l'assemblée (1200 participant.es) décide du débrayage pour le lendemain.

Le 11 octobre 1973, débrayage de 3 heures (70% de participation).

Le 12 décembre 1973, nouvelle rencontre avec Willy Donzé.

Librairie Que faire?

  • 1003
  • Collectivité
  • 1974-1995

En 1974, une vingtaine de personnes constituent une coopérative (Société coopérative d'information sur les mouvements de libération) dans le but de diffuser des imprimés au sujet des mouvements de libération. Le projet comprend une librairie, une bibliothèque, une imprimerie, un café et une maison d'édition. Le salariat est présenté comme une nécessité pour la pérennité du projet.

Le démarrage du projet repose sur un seul des membres fondateurs, les autres étant occupés à d'autres tâches. Il s'avère rapidement que la gestion courante n'est pas assurée correctement et, à l'été 1975, la coopérative est proche de la liquidation.

En juillet 1975, un document énonce les conditions d'une reprise de l'activité sous forme associative et sur la base du bénévolat. C'est sur ces bases qu'existera la Librairie Que faire? jusqu'à sa dissolution en 1995. Ce document critique aussi la manque de lien des activités de la coopérative avec les luttes locales. Le projet de reprise souligne l'importance d'articuler les luttes des mouvements de libération avec les luttes locales. Les personnes qui s'engagent dans ce projet de librairie dès l'été 1975 sont, en bonne partie, celles qui quitteront l'Organisation de lutte pour le communisme (OLC) l'année suivante.

La librairie disposera d'un local à la Place des Grottes (1201 Genève). Elle publiera une vingtaine d'ouvrages, parmi lesquels les premiers livres du collectif Interfoto.

Dès 1992, les membres de l'association font le constat d'un certain isolement et de la difficulté à mobiliser des bénévoles. Un questionnaire est envoyé assez largement, mais cette démarche, non plus que d'autres allant dans le même sens, n'apporte aucune perspective nouvelle. En 1995, la décision est prise de dissoudre l'association.

Les livres propriété de la librairie sont donnés en soutien à la création d'un centre culturel avec bibliothèque à Ouagadougou. L'argent restant est versé au quotidien Le Courrier. Les livres édités par Que faire? seront diffusé par les éditions d'En bas.

Centre de contact Suisses Immigrés (CCSI)

  • 105203
  • Collectivité
  • 1974*

Le Centre de contact Suisses Immigrés est créé en mars 1974. Sa création fait suite à une enquête menée pour le compte du Centre social protestant (CSP) par le pasteur Berthier Perregaux auprès des associations d'immigrés comme l'Association des travailleurs espagnols émigrés en Suisse (ATEES), la Colonie libre italienne (CLI) et l'Association démocratique des travailleurs portugais (ADTP).

«Tout au long de son histoire, le CCSI a essayé d’articuler accueil individuel (besoins des migrants), réflexions collectives (groupes de travail sur des thématiques individuelles et politiques) et engagement public en faveur d’une politique solidaire, non-discriminatoire (tant sur les aspects problématiques individuels que sur la politique migratoire), en soulignant l’importance de l’aspect interactif (forces et associations d’immigré-e-s et forces solidaires suisses).» (site Internet du CCSI)

Dans la décennie 1974-1984, le CCSI est fortement engagé dans le combat politique: résistance face à la propagande en faveur des initiatives dites Schwarzenbach, promotion de l'initiative Être solidaire. En 1981, le rejet par le corps électoral de l'initiative Être solidaire marque une première rupture et détermine la constitution de l'AGRES, Association genevoise pour l'encadrement des enfants sans statut légal qui organise la scolarisation de certains enfants résidant illégalement en Suisse du fait des restrictions imposées par le statut de saisonnier.

Dans la décennie 1985-1995, le CCSI s'engage autour de revendications très spécifiques comme, précisément, la scolarisation des enfants sans statut, puis leur l'accès à la formation professionnelle. Le Centre gagne alors une reconnaissance institutionnelle, tout en restant attaché à son fonctionnement associatif.

Entre 1995 et 2000, c'est plus spécialement le soutien aux personnes sans-papier qui mobilise le centre ainsi que l'élaboration d'une loi cantonale sur l'intégration.

Association des usagers des bains des Pâquis (AUBP)

  • 12345
  • Collectivité
  • 1987-*

L’Association des usagers des bains des Pâquis a été fondée en février 1987. La Ville de Genève projetait alors de démolir et reconstruire les bains des Pâquis sur la rive droite de la rade de Genève. Ces bains publics, en béton armé, datent de 1931-1932 date à laquelle l’infrastructure des bains déjà existant a été augmentée avec l’ajout d’une buvette, de cabines supplémentaires, etc.

En 1987, la Ville de Genève, propriétaire des bâtiment, affirme que les bains risquent de s’effondrer, d’où la nécessité de les démolir et de reconstruire à neuf. L’AUBP souhaite empêcher la démolition. Elle dépose dans ce but une pétition qui demande :

  • le maintien de l’accès à la plage pendant les travaux ;
  • le maintien du prix d’entrée à 1.- après les travaux ;
  • le maintien de la polyvalence des bains (espaces mixtes et non-mixtes).

Les autorités municipales ne donnent pas suite à ces revendications et votent, le premier décembre 1987, le crédit de démolition reconstruction. L’AUBP lance alors un référendum municipal, déposé le 8 janvier 1988 avec plus de 9’000 signatures. Dans le cadre de la campagne, elle fait contre-expertiser l’état de l’infrastructure et établir un devis de restauration par une entreprise spécialisée (série 1).

Le 25 septembre 1988, le corps électoral de la Ville de Genève donne raison à l’AUBP par 71,11 % des voix. Le projet de démolition est refusé. Les autorités de la Ville de Genève mettent alors au défi l’AUBP de présenter un projet de rénovation pour une somme inférieure aux 9 millions du projet municipal. La condition est posée que l’AUBP devienne gérante des bains. Deux membres obtiennent la gérance de la buvette pour 1989 et 1990. En mars 1990, le Conseil administratif (exécutif municipal) propose au législatif le projet de gestion établi par l’AUBP. Le 15 juin 1990, le législatif confie la gestion des bains à l’Association.

Sur proposition de l’AUBP, la Ville mandate, dès 1989, un collectif d’architectes composés de Marcellin Barthassat, C. Butty, Gabriele Curonici, Jacques Menoud et Jean-Pierre Cêtre pour élaborer un projet de rénovation sans démolition. Les travaux s’étalent sur trois périodes de huit mois, à la saison morte (mi-septembre à mi-mai).

Une fois les bains rénovés, l’association s’occupe à la fois de la gestion du site et de l’animation de celui-ci. Une quantité considérables d’animations culturelles et de loisirs est organisée chaque année. L’AUBP aménage par la suite un sauna et des bains turcs.

Armand Brulhart, Les bains des Pâquis, Slatkine, Genève, 2002. Dépliants de présentation des Bains des Pâquis, diverses dates, Série 1.

Permanence de défense des droits des patients et des assurés du Forum santé

  • 134467
  • Collectivité
  • 1999-2009

Présent depuis 1990 au sein du Comité du Forum santé, le projet d'une permanence pour les droits des patients est développé dès le 17 mai 1999 dans les locaux au 27 du boulevard Helvétique. Officiellement « Permanence de défense des droits des patients et des assurés du Forum Santé », son but était de promouvoir les droits et les intérêts des patients et des assurés en fournissant de l'aide juridique aux cas individuels.

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