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Notice d'autorité
Colectivo de Mujeres Maria Abella
Collectivité · [1984]-

Collectif de femmes réunies dans le but d'élaborer des projets d'améliorations de la santé des femmes en Uruguay. Leur nom est un hommage à la militante, autrice, journaliste et enseignante féministe uruguayenne Maria Abella (1866-1926), une des pionnières du mouvement féministe en Uruguay et en Argentine. Elles mènent dès 1985 une série d'ateliers de réflexion sur la condition des femmes, un club de lecture féministe, participent à des cours d'éducation sexuelle donnés par le Planning familial uruguayen, organisent des ateliers sur la pratique de l'auto-examen gynécologique et participent au comité d'organisation du 8 mars 1986. Elles effectuent par ailleurs un échange à Genève fin 1985 au Dispensaire des femmes.

Elles développent en 1986 le projet "Casa de la mujer de Paso Carrasco: Centro alternativo de asistencia, reflexión y ayuda entre Mujeres", un centre de santé, de conseil et d'information pour femmes au fonctionnement horizontal, basé sur les techniques d'auto-examen gynécologique (self-help) et des médecines alternatives, dans le but de donner aux femmes connaissances et autonomie pour reprendre le pouvoir sur leur propre corps. Il serait soutenu (peut-être via l'envoi de matériel, comme pour d'autres projets?) par le Dispensaire des femmes de Genève. Le centre ouvre à Paso Carrasco et propose des consultations gynécologiques, des contraceptifs, des tests de grossesse, des auto-examens et des conseils concernant l'orientation sexuelle. Il propose également une série de groupe de travail et de réflexion, ainsi qu'une bibliothèque et une salle de lecture.

Collectivité · [ca. 1994-1999]

La Coalition Anti Nucléaire a été active en tout cas entre 1994 et 1999. Basée à Zürich, elle se réunit régulièrement entre 1994 et 1999, réunions auxquelles participent des délégués des différentes associations membres. Elle semble effectuer une veille concernant le nucléaire à l'échelle européenne, produire des études, notamment une étude sur les déchets radioactifs, organiser des actions diverses et des conférences et faire circuler les informations au sein du réseau anti-nucléaire suisse.

Elle consiste en une coalition d'une trentaine d'associations écologistes et antinucléaires membres: les Médecins pour une responsabilité sociale / pour la prévention (Ärtze und Ärtzinnen für soziale Verantwortung (PSR/IPPNW)), les Médecins en faveur de l'environnement (MfE) (ÄrtzInnen für Umweltschutz (AefU)), Aktion Beznau Stillegen (ABS), Aktion Mühleberg Stillegen (AMüS), Arbeitsgemeinschaft für umweltgerechte, dezentrale Energieversorgung ohne Atomkraftwerke (UDEO), Arbeitsguppe kritischer Wolfenschiesser (AkW), Bewegung gegen eine Atommülldeponie in Benken (BEDENKEN), ChristInnen für ein Leben ohne atomare Risiken (CLAR), ContrAtom, Demokratisches Nidwalden DN, Les Verts Fribourg, Gewaltfreie Aktion Kaiseraugst (GAK), Interessen-Gemeinschaft Energie und Lebensraum (IGEL), Frauengewerkschaft Schweiz, Greenpeace Suisse, Les Verts Berne, Grünes Bündnis BE, Incomindios Schweiz, Initiativkomitee Stopp Atommülltransporte durch BS und BL, Komitee für ein Mitsprache des Nidwalder Volkes beit Atomanlagen (MNA), Nordwestschweizer Aktionskomitee gegen Atomkraftwerke (NWA), Oekogruppe Laupen, Parti Ecologiste GE, POTENTIEL, Schweizerische Energie-Stiftung (SES), Sortir du Nucléaire VD, Überparteiliche Bewegung gegen Atomanlagen (UeBA ZH), WWF Berne, WWF Genève, WWF Soleure, WWF Zürich.

Collectivité · 1981-1986

Le journal Clit 007 est fondé en 1981, probablement par Vanille-Fraise, groupe de lesbiennes politiques. Il paraît de façon trimestrielle jusqu'en 1986. À partir du numéro 15, il s'intitule « ILIS bulletin, bulletin, boletín: publié par Clit 007 » au moment où Vanille-Fraise reprend le secrétariat tournant d'ILIS.

D'après l'édito du "numéro zéro", le journal naît dans le but de visibiliser les "initiatives multiples et diverses" du mouvement lesbien qui se "prennent un peu partout en Europe", de se faire vecteur d'information et de lien pour la communauté francophone, et de "lutter contre la négation ubiquitaire du fait lesbien". Une partie du contenu se veut politique, notamment via le partage de tracts et prises de position diverses liés à la lutte, sans censure ni souci particulier de cohérence – se réservant cependant le droit de réponse. Mais le journal publie également du contenu culturel et artistique (dessins, poèmes, recommandations de lectures, romans photos, etc.).

La publication s'arrête en 1986, lorsque Vanille-Fraise remet le secrétariat d'ILIS à Interpot à Amsterdam. Il semblerait qu'il soit prévu que la publication, en tant que bulletin ILIS, continue depuis Amsterdam, et que les abonnements restent valables.

Carabineros de Chile
Collectivité · 1927-

Institution militaro-policière du Chili créée en 1927. Sa devise est « Orden y Patria »: « Ordre et patrie ». Elle est également responsable du gardiennage des prisons, et dispose sous Pinochet d'un service de renseignement et de sécurité, le DICOMCAR (Direction de communication des carabineros). Celle-ci est dissoute suite au Casos Degollados, et le directeur des Carabineros, le général Cesar Mendoza, est forcé à démissionner.

Ils commettent des actes de violence lors de la répression des manifestations chiliennes de 2019-2020, et sont accusés par de nombreuses personnes de violation de droits humains.

Collectivité · 1983-

Le Centro de Informaciòn y Servicio de Asesoria en Salud (CISAS) est une association fondée en juillet 1983 au Nicaragua dans le but de contribuer à l'amélioration de la santé publique au Nicaragua, notamment via la promotion des droits humains et l'encouragement au développement de la citoyenneté.

Dans les années 1980 en tout cas, le CISAS développait plusieurs projets liés à la santé des femmes, notamment un projet d'éducation sexuelle en partenariat avec l'office gouvernemental de la femme (Oficina Gubernamental de la Mujer), et des projets d'autonomisation des femmes en partenariat avec AMNLAE.

En 1986-87, le centre était en contact avec le Dispensaire des femme à Genève dans le cadre du projet "information santé: auto-examen, contraception et avortement au Nicaragua", développé par le Dispensaire. Le projet prévoyait d'envoyer au Nicaragua du matériel d'auto-examen gynécologique et de contraception (spéculums, diaphragmes, crème spermicides), ainsi qu'une travailleuse qui serait à disposition des groupes de femmes qui en manifestent l'intérêt pour animer des discussions et des formations, ceci en partenariat avec diverses structures comme le CISAS et AMNLAE. En 1988, une première étape du projet avait été menée avec succès, et une deuxième phase, axée sur la formation de personnel local, était proposée pour début 1989 – non plus par le Dispensaire, fermé en 1987, mais par le Réseau de femmes solidaires avec les Nicaraguayennes. Les documents ne permettent pas de dire si cette deuxième phase a été menée à bien.

Le CISAS était encore actif en 2018 en tout cas, et développait alors un projet de soutien aux droits des personnes LGBTIQ.

Centre Europe-Tiers Monde (CETIM)
Collectivité · 1970-*

À l'origine un groupe d'étude et de recherche fondé en 1970 par des militant-es anti-impérialistes, le CETIM se constitue en association en 1975. Il regroupe un "centre d’étude, de recherche et d’information sur les mécanismes à l’origine du maldéveloppement", une maison d'édition qui a quelques 200 ouvrages à son actif, notamment sur les relations Nord-Sud, et un centre de documentation à disposition du public. Sa devise est « Il n’y a pas un monde développé et un monde sous-développé mais un seul monde mal développé ».

À partir du début des années 80, le CETIM travaille au sein de l'ONU où il mène un travail de plaidoyer en faveur des droits humains. Il obtient le statut consultatif auprès de la Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), puis auprès du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC).

Le CETIM se spécialise désormais tout particulièrement sur le droit des paysan-nes et sur les problématiques engendrées par les multinationales.

Collectivité · 1986-

Le Centre d’Étude des Violations des Droits Humains au Chili est un organisme basé à Genève et à Vienne fondé en 1986. Il a pour but la collecte et l’analyse d’informations ayant trait aux institutions militaires et policières chiliennes ainsi qu’à leurs victimes. Ce centre se constitue dans la continuité de différents organismes de défense des droits humains, comme par exemple la Comisión Chilena de Derechos Humanos, la Vicaría de la Solidaridad ou le Codepu, et se donne comme tâche principale de participer à l’analyse et la compréhension du fonctionnement des institutions impliquées dans le système de terrorisme d’État mis en place à partir du 11 septembre 1973.

CEDETIM-IPAM
387266 · Collectivité · 1965-*

Le Centre socialiste de documentation et d’études sur les problèmes du tiers monde (CEDETIM) est créé en 1965 par Manuel Bridier, comme groupe de réflexion du PSU, puis fondé le 22 septembre 1967 comme organisation autonome. Il rassemble plusieurs militants ayant lutté pour l'anti-colonialisme et la solidarité internationale.

Le Cedetim exploite le réseau de "coopération rouge" du PSU pour créer plusieurs antennes, des "groupes cedetim", dans différents états ayant acquis leur indépendance de l'Empire colonial français: en Algérie, en Afrique noire, en Indochine. En 1969, sous la répression menée par la France et par les pays africains qui chassent les "coopérants rouges", les groupes sont dissous et leurs fichiers brûlés, pour en protéger les membres.

En 1969, le Cedetim se renomme "Centre d’études anti-impérialistes" et décide de se tourner plus directement vers la lutte anti-impérialiste, en se mettant au service de nombreux collectifs en lutte dans divers pays du monde. Ses militant-es sont notamment à l'origine, en 1972, du "Comité de soutien à la lutte révolutionnaire du peuple chilien". En 1990, le centre change encore de noms et se nomme "Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale", et s'engage dans la lutte altermondialiste.

En 2003 est fondé le réseau IPAM ("Initiatives pour un autre monde") qui regroupe le Cedetim et diverses associations créées autour de celui-ci.

Une "collection Cedetim" paraît aux Éditions François Maspero jusqu’en 1981, constituant une dizaine d’ouvrages reflétant les engagements de l’association (Algérie, Angola, Brésil, Iran, etc.).

Plus d'informations sur le site web du réseau IPAM.

CCSI/SOS Racisme Fribourg
Collectivité · 1985-

L'antenne fribourgeoise de SOS Racisme est fondée en mai 1985 et constitue la première antenne suisse du réseau SOS Racisme. En 1991, SOS Racisme Fribourg fusionne avec le CCSI Fribourg. Cette fusion s'opère à la fois selon des raisons idéologiques (les deux associations luttent contre la politique des trois cercles) et pratiques (les membres des deux associations sont proches, elles occupent les mêmes locaux). Elle devient le CCSI/SOS Racisme Fribourg.

SOS Racisme Fribourg est à l'origine de La Lettre de SOS Racisme, et le CCSI du journal Carrefour. Dès 1994, les deux journaux sont fusionnés sous le nom La Lettre de SOS Racisme/Carrefour, puis uniquement Carrefour, qui se constitue en association indépendante en 1999 avant d'être dissoute en 2004.

Canaille Women
Collectivité · ca. 1977-années 1990?

Groupe de musiciennes jazz ayant performé au Festival de la Bâtie en 1989. La formation est alors constituée de la pianiste suisse Irène Schweizer aux claviers, Joëlle Léandre à la contrebasse, Marilyn Mazur à la batterie, Lindsay Cooper au basson et au saxophone soprano, Maggie Nicols au chant, Co Streiff au saxophone, Anne-Marie Roelofs au violon et trombone (elle aurait d'ailleurs longtemps été la seule femme européenne à jouer de cet instrument).

Le groupe est une formation dérivée du Festival Canaille, festival annuel de jazz et de musique improvisée par des femmes, fondé entre autres par Roelofs, qui s’est tenu de 1985 à 1992 dans différentes villes d’Europe. La 2e édition se tient à Zurich, à la Rote Fabrik, le 17 et 18 octobre 1986, et son enregistrement donne lieu à un disque paru sous le label suisse Intakt en 1988. Le festival a pour but de faire rayonner les femmes de la scène internationale d’improvisation, et rassemble notamment les membres du Feminist Improvising Group (FIG), un groupe de free jazz et de musique expérimentale entièrement féminin formé par Maggie Nicols et Lindsay Cooper, et dont Irène Schweizer et Anne-Marie Roelofs font partie.