Zone d'identification
Type d'entité
Forme autorisée du nom
forme(s) parallèle(s) du nom
Forme(s) du nom normalisée(s) selon d'autres conventions
Autre(s) forme(s) du nom
Numéro d'immatriculation des collectivités
Zone de description
Dates d’existence
Historique
Dès 1987, Viol-Secours tient une permanence hebdomadaires pour les victimes d'agressions sexuelles sur le lieu de travail. Cette permanence répondait au constat dressé par l'association que de nombreuses victimes n'osaient pas faire recours à elle pour des cas de harcèlement sexuel, peut-être par crainte que leur agression ne soit pas reconnue comme un viol à proprement parler.
En 1987, une ouvrière de l'industrie horlogère employée chez Gay Frères contacte la permanence de Viol-Secours pour dénoncer le harcèlement sexuel qu'elle subit de la part de son chef d'atelier. Suite à sa dénonciation, elle est licenciée en 1988, et porte alors plainte contre son employeur. Une forte mobilisation s'organise alors pour la soutenir, organisée en comité, qui prendra le nom de Comité contre le harcèlement sexuel (CCHS) en 1989. Il regroupe Viol-Secours, le Syndicat des services publics (SSP), la Fédération des syndicats chrétiens des ouvriers de la métallurgie (FCOM), la Conférence romande du travail (CRT), le Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT) et des membres individuels. Le groupe déploie divers moyens d'action et de récolte d'information détaillés dans le livre Quand les femmes ont dit Basta de Anne-Marie Barone et Véronique Ducret, anciennes membres du comité, disponible à notre catalogue. Après un premier revers en 1988, le procès est finalement gagné en appel et constitue une avancée significative dans la reconnaissance légale du harcèlement sexuel, qui fait jurisprudence.
Par la suite, le CCHS reste actif pendant les années 1990: il participe à des campagnes publiques, organise des débats et des conférences, publie des brochures, etc. Il accompagne par ailleurs les personnes victimes de situations de harcèlement sexuel au travail dans leur démarches auprès de syndicats, de l'administration publique, ou dans des actions légales. Ses actions obtiennent un écho médiatique signifiant, et contribuent également à sensibiliser les syndicats et les l'administration publique aux problématiques du harcèlement sexuel.
En 2010, le CCHS contribue à l'élaboration du site de prévention contre le harcèlement sexuel Non c'est non lancé par le Deuxième observatoire.
Lieux
Genève.
Statut légal
Fonctions et activités
Textes de référence
Anne-Marie Barone, Véronique Ducret, Quand les femmes ont dit basta. Premières luttes contre le harcèlement sexuel au travail à Genève, Lausanne: BSN Press, 2021.