Secrétaire de Jean-Pierre Thorel à la Fédération des travailleurs de la métallurgie et de l'horlogerie (FTMH) de 1971 à 1983, elle en vient à s'occuper de l'action vis à vis des travailleuses au sein du syndicat. Elle s'attèle à la question du travail et de la grossesse et édite une brochure publiée par le syndicat. Elle est également à l'origine de la Commission femmes de la FTMH. En 1973, le syndicat démarre un travail d'enquête sur les conditions de travail des femmes dans l'horlogerie (voir FTMH, Tribune syndicale féminine de novembre/décembre 1973). Cette enquête débouche sur une récolte de témoignage organisée par Gilda Stähli-Kyburz. Le tout sera publié en 1979 aux éditions Grounauer sous le titre Le travail des femmes dans l'horlogerie genevoise. Elle défend des femmes pendant toutes cette période (2 fois au Prud'homme).
Après son départ de la FTMH en 1983, après avoir donné naissance à une fille, elle s'implique dans l'association APAG, puis travaille à l'EMS Fort-Barreau jusqu'à sa retraite.
Surnommé le « roi des évasions », Walter Stürm s'est évadé huit fois de prison et a participé aux activités du Aktion Strafvollzuf (ASTRA, en all. "Action prison") pour l'amélioration des conditions des détenu·es.
Le 30 mai 1977, Anna est arrêtée pendant une manifestation contre la centrale nucléaire de Gösgen. Elle est finalement transférée à la clinique psychiatrique de Bel-Air, où elle est maintenue en isolement. Elle subit des électrochocs sans son consentement ou celui de ses proches. Elle s'évade de la clinique au milieu du mois de juin. Une manifestation de soutien pour obtenir son « bon de sortie » est organisée par des femmes du MLF Genève le samedi 18 juin. (Source: tract « Bel-Air séquestre » du Comité « Mieux vaut être fou dehors que pas fou dedans », 1977). Le 27 juin, elle est à nouveau arrêtée par la police genevoise et emmenée à Bel-Air le 29 juin, malgré la mobilisation du « Comité des amis d'Anna » pour qu'elle puisse rester dans un lieu d'accueil de son choix. Elle s'enfuit à nouveau de Bel-Air en juillet.
Lucile Hanouz adhère à la CFDT en 1972 et devient secrétaire syndicale de l’Union locale CFDT du Pays de Gex à sa création en 1973, en parallèle de ses activités militantes au sein du Part socialiste unifié (PSU, qui débutent autours de 1967).
En 1974, en parallèle de son emploi à la CFDT, elle est engagée comme secrétaire chargée de la rédaction du bulletin au syndicat international UITA (Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes) jusqu'en juin 1977, date à laquelle elle est licenciée.
En 1979 elle est élue au comité 1979-80 du Syndicat des employés de bureau Fédération chrétienne des employés de la Suisse (FCES), affiliée à la FSCG et à la CRT (pool tertiaire).
Elle quitte son poste à l’UL du Pays de Gex en 1984 et est engagée comme secrétaire syndicale à la FSCG (aujourd’hui SIT) le 1er avril de cette même année. Elle travaille à mi-temps dans l'équipe du tertiaire. L'activité de Lucile Hanouz concerne surtout des sous-secteurs où la dynamique syndicale est faible et le travail individualisé (employé·es de bureau, employé·es administratif de syndicat, ONG, enseignement privé, ambulances, vente non-conventionnées (alimentaire)...) ; ou des sous-secteurs plus dynamiques où son travail consiste à gérer des conventions collectives et à suivre des cas individuels (nettoyage – notamment conflits au CERN –, fleuristes, pharmacies, Syndicat romand des employé·es de la librairie SREL).
En 1989, Lucile Hanouz n’est pas réélue au congrès du SIT. Selon la documentation présente dans le fonds, il semble que le conflit entre elle et son employeur débute autour d'un changement de priorité dans les secteurs à sa charge, dû à la dissolution du syndicat de l'hôtellerie-restauration, charge qui lui revient et qu'elle refuse. S'en suit une longue période de tension entre la direction et certains secteurs qui débouche sur une crise au sein du syndicat, et sur sa non-réélection.
Suite à son départ du SIT, elle crée en 1990 l'association EspaceS avec Pierre Thuillard et Graziella Bezzola. Elle continue à suivre certains dossiers individuels du Syndicat romand des employés du livre (SREL) à travers la CRT romande.
À la fin des années 1990, selon une fiche de l’Office cantonal de la population, elle cumule différents emplois de secrétariat :
- Adecco, secrétaire
- Association Elyma, secrétaire
- La voie lactée, secrétaire-comptable
- Atelier pédagogique & culturel, gestionnaire
Tout au long de sa carrière syndicale, Lucile Hanouz s'engage aux côtés des employé·es du CERN, qu'il s'agisse de défendre les conditions de travail des ouvriers construisant les anneaux ou du personnel en charge de la manutention ou du nettoyage et exposé à la radioactivité.
En parallèle de ses activités syndicales, dès le début des années 1980, elle s’oppose au chantier de l’accélérateur de particule LEP au CERN, de par son action au sein d’associations environnementales (association Echen'vert) ou de groupements de riverains opposés au chantier (LEP Garanties). Elle joue un rôle important dans la convergence des luttes écologistes et des luttes syndicales autour du CERN.
Elle est co-autrice du livre La Quadrature du CERN: essai indisciplinaire paru en 1984 aux éditions d'en bas (aux côtés de Jacques Grinevald, André Gsponer et Pierre Lehmann) ainsi que de la brochure Les ouvriers intérimaires luttent pour la défense de leur emploi, Genève : Comité de soutien aux 10 mécaniciens intérimaires, 1978.
Militaire chilien et ingénieur en aéronautique formé à Genève et à l’université de Yale, il devient général de la Force aérienne nationale chilienne (FACh) avant de rejoindre le gouvernement d’Allende. Après le coup d’état, il est emprisonné et torturé par la junte militaire avant d’être expulsé du Chili aux alentours de 1974/1975. Il s’exile à Liège en Belgique grâce à la mobilisation du gouvernement Belge. Il travaille ensuite au service informatique de l’Université de Liège et s’engage politiquement au Parti socialiste. Il participe à la diffusion d'informations sur la situation au Chili et contribue à des publications militantes.
Il fait partie des plaignants au nom desquels aura lieu l’arrestation d'Augusto Pinochet en 1998. Il décède à Liège en 2011.
Trésorière de l'UL CFDT Pays de Gex. Employée au CERN à partir de 1969, elle fait partie « du groupe qui tente de lancer un syndicat dans cette organisation où cela est interdit». Elle est élue déléguée du personnel en 1972. Elle est licenciée en 1974 en raison de ses activités syndicales. En plus de ses activités à l'UL, elle devient ouvrière-paysagiste après son licenciement.
(Source : Lettre de Lucile Hanouz à l'UD Haute-Savoie, 28 mars 1976, 091_LH-S01-SS01, chemise 4.)