Genève

Référentiel

Code

Note(s) sur la portée et contenu

    Note(s) sur la source

      Note(s) d'affichage

        Termes hiérarchiques

        Genève

          Termes équivalents

          Genève

            Termes associés

            Genève

              52 Notice d'autorité résultats pour Genève

              52 résultats directement liés Exclure les termes spécifiques
              Cinéma Spoutnik
              Collectivité · 1985-*

              Le cinéma Spoutnik voit le jour dans le cadre des activités d'État d'urgences. C’est face à l’impossibilité de mener leurs activités culturelles et festives que se forme le groupe État d’urgences – d’abord suite l’expulsion du squat du Conseil général, puis la fermeture de la Maison du Grütli aux activités culturelles. La recherche d’un lieu « sans horaires, autonome et autogéré, qui soit à la fois un bar, une discothèque et un lieu culturel permanent » est donc au coeur des préoccupations, afin d’y mener les activités suivantes : musique rock et jazz, cinéma, théâtre, pratique d’exposition et fête. État d’urgences organise des actions revendicatives pendant plusieurs mois (manifestations, concerts, discos, expositions, etc.), pour dénoncer la fermeture systématique de lieux culturels et faire pression sur les autorités municipales pour obtenir un lieu.

              Formé initialement de cinq jeunes réalisateur·ices, pour la plupart encore étudiant·es à l'École supérieur d'art visuel, le « groupe cinéma » d'État d'urgences se réunit chez Aude Vermeil et se donne comme fonction de « filmer toutes les actions futures d’État d’urgences » et de mener des « actions cinéma », c’est à dire des projections extérieures. Il est également prévu de réaliser des portraits des membres de l’association. Certains enregistrements vidéos de ces actions d’EU ont été versés par deux anciens membres d’EU (voir le fonds d'État d'urgence, 059_EU-SF01-S07).

              Fin novembre 1985, l'association État d’urgences, tout juste créée, obtient en prêt à usage de la part de la Ville de Genève, la Villa Fiasko (10, rue Beaulacre). Les lieux sont rénovés par l’association et une salle de cinéma est installée. Le 1er avril 1986, le Spoutnik se fonde en association. Le groupe qui anime l’association est alors composé de Gérard Cavat, Catherine Cormon, Michel Favre, Pascal Magnin, Aude Vermeil, Jean Faravel, Nicolas Wadimoff, Vanja Baumberger et Richard Vetterli.

              Après l'expulsion de FIA-SKO, le Spoutnik existe en itinérance, jusqu'à sa réouverture à l'UGDO. Dans un texte rédigé à la fin de l’année 1986 lors des négociations avec la Ville de Genève pour l’obtention de ce nouveau lieu, le groupe cinéma, désormais baptisé « Cinéma Spoutnik », explique : « En cinéma la nécessité d’intensifier les moyens de distribution est une évidence […], car en dehors du cinéma commercial, auquel finalement on doit beaucoup, les chances pour le jeune réalisateur ou l’expérimentateur de se confronter à un public sont minces. […] Un public potentiel et curieux existe, nous l’avons rencontré à FIA-SKO. Il était surpris et discutait ferme de ce cinéma ‘inconnu’. C’était une réponse bienvenue à notre travail et à ceux qui nous ont aidé ». Au sujet de la programmation, les auteur·ices poursuivent : « Décider de diffuser des films 16 mm et Super-8, c’est un autre choix ; d’abord économique, l’infrastructure légère demande peu d’investissement, mais c’est aussi un choix culturel, qui correspond à un besoin d’intensifier un réseau parallèle de distribution. […] Il est pour nous indispensable de lui offrir des débouchés. Modestes soit, mais nécessaires pour que les forces vives du cinéma indépendant touchent un public ». Suite à l’emménagement à l’UGDO, l’équipe du Spoutnik prévoit toujours élargir ses activités de distribution à « la production légère de films ».

              En 1989, le Spoutnik réouvre à l'UGDO. Une partie de l'équipe initiale cède progressivement sa place à un nouveau groupe, dont les membres sont Didier Bufflier, Christophe Cupelin, Abel Davoine, François-Christophe Marzal, Jean-Christophe Pastor, Mauro Losa, Kate Reidy et Romed Wyder – nombreux d'entre elles et eux sont passés par l'ESAV et ont une pratique du cinéma. En 1990, le cinéma entame la structuration de son fonctionnement, lors d'une réunion dite « de fond » qui a lieu le 8 avril. Sont nommé·es permanent·es Richard et Vanja, le cahier des charges du poste est joint au PV. Il est également mention, dans ce même PV, que les membres du groupe à l'origine du Spoutnik ont désormais le statut d'ex-membres.

              En 1992, après 3 ans de bénévolat, trois groupes usagers de l'Usine (Forde, le Théâtre de l'Usine et le Spoutnik) fondent l'Association des trois groupes culturels d'État d'urgences (ACGU) pour obtenir une subvention de fonctionnement.

              En 2005-2006, une réorganisation du fonctionnement du cinéma a lieu. Les AC ne conservent malheureusement pas les PV qui définissent la forme finale adoptée probablement en 2006, mais les PV de fin 2005 nous donne une idée de la forme qui sera finalement choisie: un mandat de gestion complète du cinéma est donné à une personne ou un groupe, sur projet. À ce moment là, deux variantes de fonctionnement sont envisagées: 1. avec participation du collectif en charge du cinéma jusqu'alors (lors d'une réunion mensuelle), ou 2. sans aucune intervention de celui-ci.

              Collectivité · 1981-1986

              Le journal Clit 007 est fondé en 1981, probablement par Vanille-Fraise, groupe de lesbiennes politiques. Il paraît de façon trimestrielle jusqu'en 1986. À partir du numéro 15, il s'intitule « ILIS bulletin, bulletin, boletín: publié par Clit 007 » au moment où Vanille-Fraise reprend le secrétariat tournant d'ILIS.

              D'après l'édito du "numéro zéro", le journal naît dans le but de visibiliser les "initiatives multiples et diverses" du mouvement lesbien qui se "prennent un peu partout en Europe", de se faire vecteur d'information et de lien pour la communauté francophone, et de "lutter contre la négation ubiquitaire du fait lesbien". Une partie du contenu se veut politique, notamment via le partage de tracts et prises de position diverses liés à la lutte, sans censure ni souci particulier de cohérence – se réservant cependant le droit de réponse. Mais le journal publie également du contenu culturel et artistique (dessins, poèmes, recommandations de lectures, romans photos, etc.).

              La publication s'arrête en 1986, lorsque Vanille-Fraise remet le secrétariat d'ILIS à Interpot à Amsterdam. Il semblerait qu'il soit prévu que la publication, en tant que bulletin ILIS, continue depuis Amsterdam, et que les abonnements restent valables.

              L'Usine
              Collectivité · 1989-*

              L'ancienne Usine genevoise de dégrossissage d'or (UGDO) est obtenue en 1989 par l'association État d'urgences, par le truchement de la Ville de Genève. L'association Usine, faitière des associations et collectifs usagers des lieux, est fondée en 1998 pour remplacer l'association État d'urgences.

              Dispensaire des femmes
              Collectivité · 1978-1987

              Le Dispensaire des femmes ouvre ses portes à Genève à la mi-mai 1978, après une longue préparation, à l’initiative de Rina Nissim et de femmes issues du MLF, notamment du groupe « self-help ». Il s'agirait du premier dispensaire professionnel pour femmes en Europe. Inspiré des cliniques féministes et des free clinics américaines, il naît du constat que le corps, notamment médicalisé, est un lieu où s'exprime tout particulièrement l'oppression des femmes, dont le milieu médical traditionnel est donc un vecteur puissant. Il est conçu comme un collectif autogéré réunissant une quinzaine de soignantes (médecins, infirmières, sage-femmes, psychologues, naturopathes, etc.), toutes salariées. Il est installé dans un appartement de neuf pièces au 4, rue du Môle.

              Le Dispensaire propose des soins dans le domaine de la gynécologie et de la pédiatrie, notamment : consultations gynécologiques, contraception, tests de grossesse, accompagnement lors de la grossesse, préparation à l’accouchement, accouchement à domicile, pédiatrie pour les jeunes enfants, accompagnement psychologique. Les soins sont remboursés par l’assurance-maladie. Le Dispensaire ne pratique pas d’avortement, mais prodigue conseils et recommandations sur le sujet. Il est par ailleurs un lieu d’information et de prévention.

              Le Dispensaire se veut un lieu de soin pour les femmes qui renverse les dynamiques de pouvoir paternalistes du monde de la santé et qui propose un rapport non-stigmatisant à la santé sexuelle. En ce sens, il « démédicalise » au maximum les consultations : pas de blouses blanches, lieu accueillant et atmosphère décontractée, consultation à deux soignantes pour casser la dynamique de pouvoir médecin/patiente, recours à diverses médecines alternatives (phytothérapie, homéopathie, naturopathie, acupuncture…). Il prodigue une «médecine lente» centrée sur le dialogue et l’écoute et met en place une pratique d’auto-examens et d’examens en groupe, qui permet aux femmes d'acquérir un savoir médical et de se réapproprier leur rapport à leur propre corps. Le Dispensaire fonctionne selon un principe de partage de connaissances (au niveau des soignantes comme au niveau des usagères), via la formation continue et des groupes de parole et de réflexion. Il organise régulièrement des assemblées des usagères, pour discuter des problématiques auxquelles il fait face.

              Le Dispensaire rencontre un succès immédiat : en 1980, 2000 usagères le fréquentent, et l’équipe se voit obligée de refuser des demandes. Le dispensaire est discuté dans la presse et trouve un écho national et international : l’équipe participe à des congrès, accueille des visites de délégations de divers pays, et inspire des projets similaires à Zürich, à Bâle et à Berne, et à l’international. Malgré cela, il peinera toute son existence à trouver des subventions assurant sa stabilité financière.

              Le Dispensaire ferme en 1987 en raison de difficultés financières et de conflits internes. Lui succède le Centre de santé des femmes Rosa Canina, fondé par une partie de l’équipe du Dispensaire.

              KAB
              Collectivité

              Salle de concert au sein de l'Usine

              CAC Voltaire
              Collectivité · 1971-*

              Le Centre d’Animation Cinématographique Voltaire, situé dans l’ancien cinéma Roxy à la rue Voltaire 27 est fondé en 1971, et sa programmation débute en 1972 avec un hommage à Michel Simon, en la présence de l'acteur.

              En 1977, le CAC Voltaire déménage au Grütli. Il est dirigé par Rui Nogueira et sa femme Nicoletta Zalaffi jusqu’en 2010.

              En 2011, le CAC Voltaire est transformé en les Cinémas du Grütli, fondation de droit privé.

              Collectivité · 1979-*

              Fondée le 15 mai 1979, l'Association Transports et Environnement est une "une association des transports et de protection de l’environnement" avec pour but la "la réalisation d’une politique des transports respectant l’homme, l’environnement et le climat" (Statuts). Elle s'engage pour la mobilité douce, propose une assurance voiture et vélo et prend part au débat public et à diverses campagnes politiques liées à la mobilité et à l'environnement. Elle dispose d'une section cantonale dans la plupart des cantons.

              192837 · Collectivité · 1975-ca. 1990

              Suite à l'initiative de 1974 du PS et de l'USS pour une meilleure assurance-maladie (qui sera rejetée en votation), un groupe de médecins se rassemble à Zürich sous le nom de Vereinigung Unabhängiger Ärtze der Schweiz (Association des médecins indépendants de Suisse), et crée une plateforme de travail avec pour but de "remettre en question une pratique médicale qui néglige des facteurs pathogènes aussi importants que les conditions de vie et de travail" et de remettre en cause le rôle des associations professionnelles médicales qui "s'occupent presque exclusivement de défendre [les privilèges des médecins]" en "soutenant une politique conservatrice en matière de Santé".

              Dans la foulée, un groupe romand est créé, qui regroupe plusieurs groupes cantonaux. Plusieurs formes et échelles de ces associations sont discutées, mais c'est le choix d'associations locales réunies en fédération qui semble privilégié. En 1975 sont donc fondés en association l'Association zurichoise des médecins indépendants, l'Association romande des médecins progressiste, et l'Association genevoise des médecins progressistes.

              Le groupe genevois se constitue dès 1975 et se compose de plusieurs groupes de travail, notamment consacrés aux questions de la réforme de l'assurance-maladie, de l'avortement et des médecines alternatives. Il se constitue officiellement en association le 3 décembre 1975. Ses statuts, similaires à ceux de l'association romande, définissent que l'association "réunit les médecins qui veulent supprimer l'inégalité sociale devant la maladie et cherchent à promouvoir une protection de toute la population contre les atteintes à la santé", et qu'elle réalise ses buts en "organisant des études, des conférences et des discussions sur la sécurité sociale et la protection de la santé". Elle lutte par ailleurs pour que la formation des médecins se fasse "en relation étroite avec la pratique médicale et les besoins de la population", et que la population ait accès "à une information compréhensible et étendue à tous les domaines de la santé publique".

              L'association semble s'essouffler à la fin des années 1980. En 1990, une tentative de la relancer ne semble pas aboutir.