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Notice d'autorité

Vautier, Jean-Claude

  • 00010002
  • Personne
  • 1923-2015

Médecin, installé comme généraliste à Orbe. Membre de l'Association des médecins progressistes vaudois. Adhère au Parti socialiste vaudois en 1958. Député au Grand Conseil vaudois de 1966 à 1981. Il est l'artisan de l'apparentement des listes du Parti socialiste et du POP Vaudois en 1971 (Congrès d'Épalinges). Dans les années 1970, il est membre du groupe dit d'Yverdon animé par François Masnata. Il se situe ainsi à la gauche du Parti socialiste. Très actif dans le soutien au peuple Sahraoui. Il effectue de nombreux voyages dans le camp de réfugié de Tindouf et reçoit une médaille du Front Polisario.

Vuilleumier, Marc

  • 061MV
  • Personne
  • 1930-*

Naissance en 1930. Immatriculé à la Faculté des Lettres des l'Université de Genève, filière Langues classiques, en 1948. Se destine à l'enseignement secondaire. Assiste à une conférence d'Albert Soboul dans le cadre de Travail et Culture (association liée au Parti du Travail). Stages dans l'enseignement secondaire en 1952-1953, n'obtient jamais de remplacement. Dès 1948, membre du Groupe d'études socialistes (GES), membre du Parti Suisse du Travail (PST), membre de SolidaritéS. Lance une pétition pour la paix et une autre contre l'arme atomique en 1949 et 1950. Est exclu temporairement des cours pour cette raison. Participe à Horizons, bulletin édité par le GES. Assiste au congrès de l'Union internationale des étudiants à Prague en août 1950.

N'obtenant jamais de remplacement dans le secondaire, Il effectue des remplacements dans l'enseignement primaire où il est nommé par concours (1953). Suite à une rencontre avec Alfred Borel, conseiller d'Etat en charge de l'instruction publique, au cours de laquelle il demande que soit levé l'ostracisme qui le frappe en raison de son engagement politique, il obtient un remplacement, puis sa nomination au Collège Calvin en 1958. Enseigne jusqu'en 1961.

Bourse de Jeune chercheur du FNRS en 1962, puis assistant de Sven Stelling-Michaud de 1963 à 1969 (Université de Genève). Assistant à la Faculté des Sciences économiques et sociales de 1974 à 1979, puis chargé d'enseignement dans cette même faculté. Marc Vuilleumier a assuré l'édition scientifique de nombreux textes très importants pour l'histoire du mouvement ouvrier au XIX<sup>e</sup> siècle. Par de nombreux articles, aujourd'hui réunis en volume, il a fait oeuvre de pionnier dans les domaines de l'histoire du mouvement ouvrier en Suisse et en Europe.

Association des employés de la télévision suisse - Section romande

  • 1001
  • Collectivité
  • 1955-1971

En 1955, le personnel de la Télévision refuse l'offre de la VPOD de les représenter. En mars 1957, l'Association des employés de la télévision suisse est fondée. Son responsable est J. Amman. Au même moment, est mis sur pied un Groupement des professionnels de la télévision. En 1961, est constituée la Section romande de l'AETS présidée par Georges Mani (4 ans), puis Jacques Stern (4 ans).
Dès 1962, parution du Bulletin interne de l'AETS romande (réd. resp. Georges Kleinmann, puis Raymond Zumstegg). Un secrétaire central est engagé, il s'agit de Jacques Vittori. Le 8 juin 1962, un premier contrat collectif de travail est obtenu. L'AETS refuse cependant le règlement du personnel proposé par la SSR. 31 mai 1968, signature de la deuxième convention collective entre la SSR d'une part et la FERS et l'AETS d'autre part.
En 1969, les preneurs de son et les monteurs se rendent à Berne pour obtenir des augmentations de salaires. L'action est un succès. Pierre Nicole devient le président de la section romande de l'AETS. 1970: nouveaux statuts qui incluent neuf groupes professionnels regroupant 52 métiers.
Trois juin 1971, dissolution de la section romande de l'AETS.
En 1972, l'AETS devient le Syndicat suisse de la télévision (SST), puis, en 1974, le Syndicat suisse des mass-médias (SSM).
Source: chronologie établie par Paul Rosay et reproduite dans 081_AO_S01, sans indication de la source originale.

Groupe pour une Suisse sans armée (GSSA), Secrétariat romand

  • 1002
  • Collectivité
  • 1982-*

1982 Fondation du GSsA. Le 12 septembre 1982, 120 personnes fondent le Groupe pour une Suisse sans Armée au restaurant « Kreuz » à Soleure, dans le but de lancer une initiative populaire pour abolir l’armée suisse.

1986 Première initative pour l’abolition de l’armée. L’initiative «Pour une Suisse sans armée et une politique globale de paix» est lancée le 21 mars 1985. L’initiative est validée avec 111’300 signatures valables.

1989 Fin de l’armée via les urnes?

En 1988, le Conseil fédéral publie son message sur l’initiative: «La Suisse n’a pas d’armée, elle est une armée», dit-il dans son introduction. La classe politique est quasi-unanime pour rejeter l’initiative. Un peu plus de 35% des votants acceptent l'initiative. La participation est très élevée.

1990 Appel au refus de servir par le GSsA

En 1990, le GSsA lance un appel au refus collectif de servir, suite aux révélations sur l’armée secrète P26 et le service de renseignement clandestin P27. Les objecteurs de conscience devaient affronter les tribunaux en se réclamant d’un mouvement, afin d’obtenir l’introduction d’un service civil. Les tribunaux jugent néanmoins les objecteurs au cas par cas.

En 1992, le parlement décide de l’achat de 34 avions de combat F/A-18. Le GSsA lance une initiative pour une Suisse sans nouveaux avions de combat. En un mois, 503’519 signatures sont récoltées. Au mois de mai, suite à une initiative parlementaire, le principe d’un service civil est largement plébiscité par le peuple. La loi n’entrera en vigueur qu’en 1996, suite à d’âpres discussions parlementaires.

En 1994 a lieu une votation sur la création d’un corps suisses de Casques bleus pour les opérations de maintien de la paix de l’ONU, alors que la Suisse n’en faisait pas partie à l’époque. Le débat est intense au GSsA entre partisans des soldats de la paix et opposants au système onusien aux mains des principales puissances du globe. Finalement, le mot d’ordre du vote blanc est acquis au niveau national et les groupes romands font une campagne pour le non. Au final, le peuple dira non. A cette époque aussi, le GSsA soutient activement dans toutes les régions de l’ex-Yougoslavie les mouvements locaux qui s’opposent à la guerre et qui cherchent à trouver des solutions pacifiques aux conflits qui minent ces pays. Avec le Service Civil International, le GSsA lance un projet de reconstruction de la ville divisée de Pakrac.

En 1996, le GSsA prend l’option du lancement de deux nouvelles initiatives. Le groupe de Genève lance aussi une initiative «Genève, République de paix», pour concrétiser l’image antimilitariste et pacifiste du canton avec des mesures d’éducation à la paix, le soutien à des efforts internationaux pour la paix etc.

La deuxième initiative pour l’abolition de de l'armée et l’initiative pour un service civil en faveur de la paix sont refusées.

Un historique succinct du GSSA par lui-même

Notice de Bernard Degen pour le Dictionnaire Historique Suisse

Philipona, Charles

  • 100200
  • Personne
  • 1942-2010 (03.04.1942-28.05.2010)

Né à Fribourg, école primaire à Fribourg, puis Genève. Etudes secondaires classiques (petit séminaire Saint-Louis) à Genève (1954-1960) et au lycée d'Engelberg (1960-1962) où il passe sa maturité. Etudes de philosophie et théologie au grand séminaire et à l'université de Fribourg terminées par une licence en théologie (1962-1967). Vicaire (1967-1971) à la paroisse de Saint-François (Genève, quartier de Plainpalais) dont le curé est Fernand Duvillard et aumônier cantonal de la Jeunesse ouvrière chrétienne.

En mai 1970, il participe à l'occupation de l'église catholique du Sacré-Coeur (quartier de Plainpalais) dans le contexte des initiatives «contre la surpopulation étrangère», dites initiatives Schwarzenbach. Il entre alors en conflit avec l'évêque Mgr Pierre Mamie, puis il quitte l'Eglise en 1971.

Dès septembre 1971, il enseigne l'allemand, le français et l'histoire au Cycle d'orientation de Budé jusqu'en 1990. Il enseigne en parallèle l'histoire au Collège Claparède dès 1988, puis uniquement dans cet établissement où il reste jusqu'à sa retraite anticipée en 2001. Actif dans le mouvement des habitants du quartier de Plainpalais dès 1970 et au sein du Groupe logement (1973-1977). Membre du Comité de soutien au MSCC (avril 1971). Membre du MSA (Mouvement socialiste autonome, 1971-1974) et de l'OLC (Organisation de lutte pour le communisme, 1974-1977). Actif au sein de la «Librairie Que faire?».

Membre de l'association Connaissance de la Chine (CDLC) au moins depuis 1974, puis membre du comité. Voyages en Chine dans le cadre de CDLC en 1974, 1977. Il quitte l'association en 1979 avec vingt-six autres personnes en protestation contre l'agression chinoise au Viet-Nam.

Membre de la Nouvelle association du Courrier (NAC) dès 2004 et jusqu'à son décès. Rédige de nombreux articles pour ce quotidien et anime la rubrique Histoire qui disparaît avec lui. Membre du comité de la Ligue des droits de l'homme (Genève) et d'une commission spécialisée de la LSDH pour l'observation des procès au Tribunal de police. Membre tout d'abord de l'association Meyrin Palestine, puis membre du Collectif Urgence Palestine d'abord à Genève, puis dans le canton de Vaud. Il effectue deux voyages (printemps 2008 et 2009) à Bil'in en Palestine organisés par le réalisateur genevois André Gazut. Une manifestation hebdomadaire a lieu le vendredi dans ce village le long de la frontière, une fois l'an la manifestation réunit des militants internationaux. Membre de l'association Archives contestataires.

Mouvement 300 francs 40 heures

  • 100256
  • Collectivité
  • 1973-1974

Le mouvement est préparé par les responsables syndicaux de plusieurs établissements hospitaliers genevois en juillet et août 1973. Il s'agit de la VPOD (Syndicat des services publics), de la FChP/CRT, de l'ASID (Association des infirmières diplômées), de l'ASAG et de l'UCASP. Ces préparatifs sont à l'initiative de la VPOD et font suite au mouvement des médecins de juin 1973.

Les syndicats se regroupent dès septembre sous le nom de Comité d'action unitaire (CAU). L'ASAG quitte le mouvement.

Le 2 octobre 1973, première assemblée générale convoquée par le CAU qui élit une délégation et adopte le principe du débrayage en cas de non satisfaction des exigences.

Le 10 octobre 1973, après une rencontre avec le Conseiller d'Etat Willy Donzé, l'assemblée (1200 participant.es) décide du débrayage pour le lendemain.

Le 11 octobre 1973, débrayage de 3 heures (70% de participation).

Le 12 décembre 1973, nouvelle rencontre avec Willy Donzé.

Librairie Que faire?

  • 1003
  • Collectivité
  • 1974-1995

En 1974, une vingtaine de personnes constituent une coopérative (Société coopérative d'information sur les mouvements de libération) dans le but de diffuser des imprimés au sujet des mouvements de libération. Le projet comprend une librairie, une bibliothèque, une imprimerie, un café et une maison d'édition. Le salariat est présenté comme une nécessité pour la pérennité du projet.

Le démarrage du projet repose sur un seul des membres fondateurs, les autres étant occupés à d'autres tâches. Il s'avère rapidement que la gestion courante n'est pas assurée correctement et, à l'été 1975, la coopérative est proche de la liquidation.

En juillet 1975, un document énonce les conditions d'une reprise de l'activité sous forme associative et sur la base du bénévolat. C'est sur ces bases qu'existera la Librairie Que faire? jusqu'à sa dissolution en 1995. Ce document critique aussi la manque de lien des activités de la coopérative avec les luttes locales. Le projet de reprise souligne l'importance d'articuler les luttes des mouvements de libération avec les luttes locales. Les personnes qui s'engagent dans ce projet de librairie dès l'été 1975 sont, en bonne partie, celles qui quitteront l'Organisation de lutte pour le communisme (OLC) l'année suivante.

La librairie disposera d'un local à la Place des Grottes (1201 Genève). Elle publiera une vingtaine d'ouvrages, parmi lesquels les premiers livres du collectif Interfoto.

Dès 1992, les membres de l'association font le constat d'un certain isolement et de la difficulté à mobiliser des bénévoles. Un questionnaire est envoyé assez largement, mais cette démarche, non plus que d'autres allant dans le même sens, n'apporte aucune perspective nouvelle. En 1995, la décision est prise de dissoudre l'association.

Les livres propriété de la librairie sont donnés en soutien à la création d'un centre culturel avec bibliothèque à Ouagadougou. L'argent restant est versé au quotidien Le Courrier. Les livres édités par Que faire? seront diffusé par les éditions d'En bas.

Ciprut, Dario

  • 100809
  • Personne
  • 1941-*

D'origine iranienne. Nationalité suisse en 1961. Études de physique à l'EPFZ. Proche des position de Socialisme ou barbarie et de la revue Pouvoir ouvrier. Expulsé de l'association des étudiants de l'EPFZ, il participe à la fondation de la FSZ (Association des étudiants progressistes de Zurich). Dès 1963, il participe au mouvement contre l'armement atomique. En 1968, prend part au mouvement étudiant en s'opposant aux étudiants du Part du Travail aussi bien qu'à ceux du Comité d'action pour la démocratisation des études (CADE). Le 17 mai, il obtient, avec André Petitat, l'accueil des manifestants chassés de la Place Neuve dans la salle 59 de l'université (Bastions).

Fin 1968, il participe à la fondation du Mouvement socialiste révolutionnaire (MSR), «sur une base résolument hostile à tous les appareils d'encadrement que nous estimions faire écran à l'alliance nécessaire entre le monde intellectuel, la jeunesse et le monde ouvrier.» (Mai 68 et après ?, 2018, pp. 22-23). Il est exclu du MSR fin 1969 ou début 1970 par une fraction qui devait rejoindre ensuite le Centre de liaison politique.

Courant 1969, il suit une formation d'ingénieur système au sein de la société IBM pour le compte de laquelle il travaillera à ce poste jusqu'en 1999. Éloigné des activités militantes durant sa vie professionnel, il adhère à SolidaritéS autour de 2004. S'engage à la Coordination contre l'exclusion et la xénophobie ainsi qu'à l'Observatoire du droit d'asile et des étrangers.

Mino, Jacques

  • 101200
  • Personne
  • 1939 - *

Petit séminaire. Maturité classique à Engelberg. A 25 ans, il est nommé vicaire des paroisses de Meyrin Village et Meyrin Cité. Fin juillet 1968, il concélèbre l'eucharistie avec le pasteur protestant Jean-Pierre Zurn. Cet acte lui vaut d'être renvoyé de la paroisse par le nouvel évêque Mgr Pierre Mamie. Il quitte Genève pour Paris où il étudie à l'IRFED. Il y apprend le portugais et tisse des liens avec des militants brésiliens. De retour à Genève, il participe à l'expérience de vie communautaire à la paroisse de la Trinité avec Giovanni Chicherio et entame un apprentissage de mécanicien auto.

Il participe aux actions de Chrétiens du mouvement, puis décide de quitter l'Église. Il est membre du Mouvement socialiste autonome et s'engage à la FTMH où il est nommé délégué au Comité des Métaux. Vie communautaire à Excenevex (1971-1972). Membre de l'Organisation de lutte pour le communisme (1971-1974), puis de la Librairie Que faire? dont il est président. Membre de la Ligue des droits de l'homme, section Genève (1972-2003). Membre du Centre d'études et d'information sur le syndicalisme au Brésil (1980-1990). Dès 1994, membre de SolidaritéS. Il se présente en 1998 au Conseil municipal (législatif municipal) de la Ville de Genève où il siège jusqu'en 2006.

Il travaille successivement au CERN, chez Fiat comme mécanicien, puis devient assistant social et enfin enseignant au cycle d'orientation.

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